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La France épinglée à l'ONU pour les discriminations raciales et les violences policières

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU s'est penché sur la situation des droits humains en France, une procédure à laquelle se soumettent régulièrement tous les Etats membres des Nations unies.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, en Suisse, le 27 février 2023. (BENOIT DOPPAGNE / BELGA MAG / AFP)

Attaques contre les migrants, profilage racial, violences policières… La France est visée par des critiques à l'ONU qui examinait la situation des droits de l'homme dans le pays, lundi 1er mai. Le Conseil des droits de l'homme s'est penché pendant plus de trois heures sur la situation des droits humains en France, une procédure à laquelle se soumettent régulièrement tous les Etats membres des Nations unies.

Un grand nombre de pays, dont les Etats-Unis et la Tunisie, ont appelé la France à accroître ses efforts pour lutter contre les violences et les discriminations raciales. "Nous recommandons à la France d'intensifier ses efforts pour lutter contre les crimes et les menaces de violence motivés par la haine religieuse tels que l'antisémitisme et la haine antimusulmane", a déclaré la représentante américaine, Kelly Billingsley.

"Il y a une augmentation du racisme"

"Il y a une augmentation du racisme et de la xénophobie", a accusé le représentant chinois, qui a appelé la France à cesser de prendre "des mesures qui violent les droits des migrants". Le Brésil et le Japon ont critiqué "le profilage racial par les forces de sécurité", tandis que l'Afrique du Sud a appelé les autorités françaises "à prendre des mesures pour garantir des enquêtes impartiales par des organes extérieurs à la police dans tous les cas d'incidents racistes impliquant des policiers".

La Russie, le Venezuela et l'Iran, trois pays dont les graves violations des droits humains sont régulièrement condamnées par l'ONU et les ONG, ont aussi choisi de critiquer plus particulièrement les violences policières.

Pendant la session des réponses de la délégation française, Sabrine Balim, conseillère juridique du ministère de l'Intérieur, a fait valoir que "l'usage de la force est strictement encadré, contrôlé et, en cas de faute, sanctionné". En outre, elle a rappelé que les forces de l'ordre avaient obligation de porter un numéro d'identification individuel "afin d'assurer une visibilité et une traçabilité de leurs actions".

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