Iran : le Conseil des droits de l'homme de l'ONU autorise une enquête sur la répression des manifestations

D'après le rapporteur spécial des Nations unies sur l'Iran, plus de 15 000 personnes ont été arrêtées depuis le début de la contestation dans le pays, mi-septembre.

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Une session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, à Genève (en Suisse), le 24 novembre 2022. (VALENTIN FLAURAUD / AFP)

La répression sanglante des manifestations qui secouent l'Iran "doit cesser". Pour cela, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a instauré, jeudi 24 novembre, une enquête internationale sur la répression sanglante des manifestations en Iran, afin de rassembler des preuves pour éventuellement poursuivre les responsables.

La résolution présentée par l'Allemagne et l'Islande a été adoptée par 25 "oui", 6 "non" et 16 abstentions lors d'une réunion d'urgence du Conseil des droits de l'homme à Genève (Suisse).

En plein débat, l'agence de presse iranienne Fars a par ailleurs annoncé l'arrestation du footballeur iranien Voria Ghafouri, célèbre dans son pays et accusé d'avoir "insulté et sali la réputation de l'équipe nationale et de s'être livré à de la propagande" contre l'Etat.

Déjà plus de 400 morts

"Les méthodes anciennes et la mentalité de forteresse assiégée de ceux qui détiennent le pouvoir ne fonctionnent tout simplement pas. En fait, elles ne font qu'aggraver la situation", a affirmé le responsable des droits de l'homme de l'ONU, à l'ouverture de la réunion. Volker Türk a assuré qu'il n'avait pas eu de réponse de l'Iran à sa proposition de visite.

Depuis un peu plus de deux mois, la répression a fait au moins 416 morts, dont 51 enfants, selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège. Cette vague de contestation, née après la mort de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir mal porté le voile islamique, est sans précédent depuis la Révolution islamique de 1979.

Selon le rapporteur spécial de l'ONU sur l'Iran, plus de 15 000 personnes ont été arrêtées depuis mi-septembre. La justice iranienne a déjà prononcé six condamnations à mort en lien avec les manifestations. Le Conseil des droits de l'homme doit décider s'il nomme une équipe d'enquêteurs pour faire la lumière sur toutes les violations des droits humains liées à la répression des autorités. 

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