Répression des manifestations : l'Allemagne demande des sanctions européennes contre l'Iran

Alors que l'Iran a intensifié la pression sur les célébrités et les journalistes opposés au régime, la cheffe de la diplomatie allemande réclame des sanctions contre Téhéran.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, à Berlin, le 29 septembre 2022. (WOLFGANG KUMM / DPA / AFP)

Berlin souhaite une mobilisation européenne face à Téhéran. L'Allemagne, par la voix de la cheffe de sa diplomatie, réclame des sanctions de l'Union européenne contre l'Iran, où sont violemment réprimées des manifestations déclenchées par la mort de Mahsa Amini. "Au sein de l'UE, je fais tout mon possible pour mettre en place des sanctions contre ceux qui en Iran battent les femmes à mort et abattent les manifestants au nom de la religion", écrit jeudi 29 septembre Annalena Baerbock, la ministre allemande des Affaires étrangères, sur Twitter.

L'Iran a intensifié jeudi la pression sur les célébrités et les journalistes à la suite de la vague de manifestations déclenchées dans le pays par la mort de Mahsa Amini quelques jours après l'arrestation de la jeune femme par la police des mœurs. "Les matraques et les gaz lacrymogènes ne sont pas l'expression du pouvoir, c'est la peur pure qui s'exprime à travers cette violence du système" iranien, estime la ministre allemande des Affaires étrangères.

L'Allemagne veut que les morts soient "élucidées"

Pour Annalena Baerbock, "ceux qui gouvernent par la violence anesthésiante ne craignent rien de plus que les femmes qui font ensemble entendre leur voix. Les autorités iraniennes doivent cesser immédiatement leurs actions brutales. Non seulement la mort de Mahsa Amini, mais aussi celle de nombreux manifestants, doit être élucidée", demande la ministre allemande, qui avait convoqué lundi l'ambassadeur iranien en Allemagne.

Le mouvement de contestation, le plus important depuis 2019, a été déclenché par la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans, trois jours après son arrestation par la police des mœurs. Selon l'agence de presse iranienne Fars, "environ 60" personnes ont été tuées depuis les débuts des manifestations, tandis que l'ONG Iran Human Rights, basée à Oslo, a fait état d'un bilan d'au moins 76 morts.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Iran

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.