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Crash d'un Boeing en Iran : "Le mensonge était devenu impossible et particulièrement coûteux" pour Téhéran

Dominique Moïsi, géopolitologue, a estimé que cette erreur iranienne allait servir, "au moins à court terme", la politique de Donald Trump. 

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Radio France
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Des restes de l'épave de l'avion, le 8 janvier. L'accident a coûté la vie à 176 personnes.  (ABEDIN TAHERKENAREH / EPA)

"Il y a eu la prise de conscience que le mensonge était devenu impossible et particulièrement coûteux", explique samedi 11 janvier sur franceinfo Dominique Moïsi, géopolitologue et conseiller spécial à l'Institut Montaigne, après les aveux de l'Iran sur le crash du Boeing ukrainien. L'Iran a admis samedi avoir abattu accidentellement cet avion civil, qui s'est écrasé mercredi près de Téhéran, faisant mention d'une "erreur impardonnable".

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Pour Dominique Moïsi, ces récentes déclarations s'expliquent par le fait que "plus de la moitié des victimes sont iraniennes. Ce sont des Iraniens tués par un missile iranien. Le régime [iranien] se sent quand même fragilisé : pourquoi mentir à sa population alors qu’il l'avait réunie derrière un sentiment d’unité national très fort au lendemain de l’assassinat du général Qassem Soleimani", poursuit Dominique Moïsi.

Le géopolitologue évoque ainsi "une humiliation supplémentaire" pour le régime iranien, après l’assassinat du général Soleimani. Pour Dominique Moïsi, "cette erreur iranienne sert, au moins à court terme, la politique" de Donald Trump. Le président américain "peut dire 'oui j’ai assassiné le général Soleimani, mais ce sont les Iraniens qui tuent les Iraniens parce qu’ils ne sont pas capables de maîtriser leur technologie'", explique le géopolitologue.

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