Irak : le martyre des femmes libres

En Irak, la mort de Tara Fares, ancienne miss Irak abattue jeudi dernier dans une rue de Bagdad (Irak), a suscité une vague d'émotions sur les réseaux sociaux. Les milices chiites sont pointées du doigt. Elles semblent avoir déjà une prochaine victime.

France 2

En 2015, Shimaa Qassem affichait un large sourire au moment de son couronnement au concours de Miss Irak. Aujourd'hui, elle est menacée de mort dans son pays, l'Irak, comme elle l'explique dans un message alarmant : "On me traite de prostituée et on appelle à me tuer", dénonce-t-elle, en pleurs, sur les réseaux sociaux. Son crime serait d'avoir osé montrer de la compassion après l'assassinat de la mannequin Tara Fares, tuée de deux balles dans la tête jeudi 27 septembre à Bagdad (Irak). Blogueuse, elle avait plus de deux millions d'abonnés. Une des personnalités irakiennes les plus influentes sur les réseaux sociaux, elle détonnait dans ce pays conservateur, elle osait toutes les photos et c'est sans doute ce qui dérangeait.

Une liberté que ces femmes irakiennes paient très cher

Un meurtre qui s'inscrit dans une inquiétante trilogie. Avant Tara Fares, une femme d'affaires et deux directrices d'instituts de beauté avaient été retrouvées mortes en Irak. Une enquête est en cours pour savoir si ces différents meurtres auraient été commis par les mêmes commanditaires. Ce qui est sûr c'est que les femmes émancipées irakiennes paient très cher leur mode de vie et leur liberté.

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Capture d\'écran d\'une photo postée sur le compte Instagram de Tara Fares, jeune femme assassinée à Bagdad. 
Capture d'écran d'une photo postée sur le compte Instagram de Tara Fares, jeune femme assassinée à Bagdad.  (INSTAGRAM)