VIDEO. Référendum en Grèce : Nicolas Sarkozy qualifié d'"excité du bocal"

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, estime que l'ancien président de la République s'est "planté sur toute la ligne" sur la crise grecque.

FRANCE INFO

"Il s'est planté sur toute la ligne, l'excité du bocal qui nous a conduit à la situation telle qu'elle est aujourd'hui." Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, n'a pas été tendre avec l'ex-président de la République Nicolas Sarkozy. Interrogé sur France Info lundi 6 juillet, à propos des réactions des politiques sur la victoire du "non" au référendum organisé en Grèce dimanche.

"Attention à ces déclarations à l'emporte-pièce"

"Attention à ne pas avoir qu'une vision économiste de la question européenne. Attention à ces déclarations à l'emporte-pièce, j'ai en tête les déclarations de Nicolas Sarkozy qui sont d'une violence, vis-à-vis de la Grèce, insupportable", a déclaré Jean-Christophe Cambadélis. "Parce que c'est lui qui a refusé le référendum sur l'Europe proposé par Papandréou [le Premier ministre grec jusqu'en 2011] en son temps."

Fin octobre 2011, Georges Papandréou avait suggéré d'organiser un référendum sur le plan de sauvetage adopté par le Conseil européen des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro. Mais, sous la pression de dirigeants européens, notamment de Nicolas Sarkozy et d'Angela Merkel, il y avait renoncé.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, le 20 juin 2015 à Paris.
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, le 20 juin 2015 à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)