Grèce : Nuit blanche et pénurie de frites... retour sur le marathon nocturne des négociations

Les discussions ont duré dix-sept heures afin de parvenir à une nouvelle proposition d'accord.

Des journalistes s\'accordent une petite sieste en marge des discussions, dimanche 12 juillet à Bruxelles (Belgique). 
Des journalistes s'accordent une petite sieste en marge des discussions, dimanche 12 juillet à Bruxelles (Belgique).  (FRANCOIS LENOIR / REUTERS)

Le marathon de la crise grecque continue. Toute la nuit du dimanche 12 au lundi 13 juillet, les tractations se sont poursuivies autour d'une nouvelle proposition d'accord.

En marge de ce bras de fer entre la Grèce et ses créanciers, francetv info revient sur les petites histoires et détails, qui seront sûrement très vite oubliés, mais qui méritent d'être signalés.

>> Suivez en direct les dernières informations sur les négociations

Christine Lagarde en quête de frites

Les négociations, ça creuse. Christine Lagarde en a fait l'expérience dans la nuit de dimanche à lundi. Selon Le Figaro, la directrice du FMI s'est mise en quête d'un "en-cas" dans les couloirs du bâtiment Justus Lipsius du Conseil européen. Selon un diplomate, l'ancienne ministre de l'Economie française a été fort déçue en apprenant que la délégation belge avait fini les frites commandées pour l'occasion.

Des journalistes épuisés...

Les quinze heures de discussion, ajoutées aux dizaines d'autres accumulées depuis deux semaines, commencent à peser, non seulement sur les diplomates, mais aussi sur les journalistes qui couvrent ces sommets à répétition. Résultat, au cœur de la nuit, certains se sont accordé une petite pause, sous les néons de la salle de presse. 

Pour corser le tout, le café distribué aux journalistes est, selon la correspondante du Monde à Bruxelles, "dégueulasse". Pourtant, on est encore loin du record détenu par le sommet de Nice en 2000, qui avait alors duré près de quatre jours et quatre nuits, rappelle une journaliste.

... et des chefs d'Etat qui filent se coucher

Les seize heures de négociation ont aussi épuisé les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro. Au lever du jour, le Premier ministre Slovène et la présidente lituanienne ont quitté le bâtiment du Conseil européen, pour aller prendre un peu de repos.

D'autres, comme le ministre des Finances finlandais, font le chemin inverse. A son réveil, Alexander Stubb s'étonnait que les discussions étaient toujours en cours.