Grèce : François Hollande revendique sa victoire

François Hollande se réjouit ce lundi 13 juillet d'avoir joué un rôle de "médiateur" entre Berlin et Athènes pour éviter un Grexit.

FRANCE 2

Cela ressemble à un jour de gloire pour François Hollande, ce matin à 9h10 à Bruxelles. Un accord vient d'être trouvé après 17 heures d’âpres négociations. Le président annonce la nouvelle, saluant devant la presse – tout sourire –, une "décision à bien des égards historique", estime-t-il. Un succès que François Hollande s'approprie. Le président revendique son rôle de "médiateur". Il estime avoir encouragé, dès le début de la nuit, un dialogue entre deux dirigeants que tout opposait, Alexis Tsipras et Angela Merkel.

Un accord aux forceps

Dans les salles bruxelloises où l'ambiance est généralement feutrée, la violence est diffuse depuis la veille et l'attaque du ministre finlandais des Finances Alexander Stubb : "La Grèce n'a rien fait depuis cinquante ans", avait-il lancé.

Puis, à 6 heures du matin ce lundi, le président du Conseil européen Donald Tusk s'est montré clair et frontal avec Alexis Tsipras et Angela Merkel, tous deux prêts à quitter la pièce après 14 heures de discussions sans issue : "Désolé, mais il n'est pas question que vous sortiez avant un accord !" Une phrase qui restera probablement dans les annales européennes.

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François Hollande, encadré par Harlem Désir, secrétaire d\'Etat aux Affaires européennes, et Michel Sapin, ministre des Finances, le 13 juillet 2015 à Bruxelles (Belgique).
François Hollande, encadré par Harlem Désir, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, et Michel Sapin, ministre des Finances, le 13 juillet 2015 à Bruxelles (Belgique). (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)