VIDEO. Russie : autoritarisme, clientélisme et fraude

Les jeux Olympiques de Sotchi démarrent ce week-end pour deux semaines. Des Jeux et beaucoup d'enjeux pour la Russie de Vladimir Poutine où il n'est pas facile d'être dans l'opposition.  

Il ne fait pas bon s'opposer au parti du président russe Vladimir Poutine, Russie unie. Même dans une ville moyenne comme Yaroslav, située à quelque 250 km au nord-est de Moscou. Son maire, arrêté en 2012, est toujours incarcéré. Des soupçons de corruption pèsent sur l'élu. Pour l'opposition, c'est une affaire montée de toutes pièces. "Il a été mis en prison parce que sa politique n'était pas sur la même ligne que celle de Russie unie", explique Vassili Tsypenda, le représentant du Parti de la Liberté du peuple. L'opposant a déjà été arrêté deux fois. Terreur et fraude font partie de l'attirail du pouvoir pour annihiler l'opposition.

Dans la Russie de Vladimir Poutine, le pouvoir reste concentré entre quelques mains. Aujourd'hui, il est détenu par les hommes d'affaires proches du Kremlin. "Pour que les affaires marchent en Russie, il faut avoir des contacts personnels au sein du pouvoir ou faire partie du système politique. En Russie, on fait de la politique pour développer ses affaires", résume Denis Loupekine, rédacteur en chef du journal La Ville natale.

Ce n'est donc pas un hasard si à Yaroslav, Ilya Osipov, le chef du parti Russie unie se présente comme un ancien homme d'affaires reconverti à la politique. Pendant que le maire de la ville attend son procès en prison, lui envisage un destin national dans un pays qui accueille ce week-end les jeux Olympiques d'hiver les plus chers de l'histoire de l'olympisme. 

Un homme passe devant une affiche du parti Russie unie, où le Premier ministre Vladimir Poutine et le président Dmitri Medvedev apparaissent côte à côte, à Moscou (Russie), le 2 décembre 2011.
Un homme passe devant une affiche du parti Russie unie, où le Premier ministre Vladimir Poutine et le président Dmitri Medvedev apparaissent côte à côte, à Moscou (Russie), le 2 décembre 2011. (NATALIA KOLESNIKOVA / AFP)