Union européenne : les interprètes œuvrent pour créer des passerelles au niveau de la langue

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Union européenne : les interprètes oeuvrent pour créer des passerelles au niveau de la langue
FRANCE 2
Article rédigé par
J.Gasparutto, M-C.Ide, F.Caër, B.Lacroix, B.Catrice, C.Boos, C.Busché - France 2
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Alors que 24 langues officielles coexistent au sein du Parlement européen, des interprètes se relaient pour traduire les débats et les textes de l’Union européenne.  

Entre les murs du Parlement européen, la Tour de Babel. Pour que les 24 langues officielles coexistent, des centaines d’interprètes se relaient, à l’image de Harold Blémand. "Il y a une forme de tension liée à l’enjeu. Si on n’est pas conscient de cet enjeu, on ne peut pas vraiment faire son travail, mais si on y pense beaucoup trop on n’allumerait pas son micro, parce que les enjeux sont trop grands", explique-t-il. Payés entre 5 000 et 10 000 euros brut par mois, les interprètes travaillent jour et nuit, au rythme des réunions.  

2,5 millions de pages à traduire par an 

Même enjeu pour les textes officiels de l’Union européenne, réécrits dans toutes les langues. En tout, ce sont 2,5 millions de pages qui passent entre les mains des interprètes chaque année. "On peut devoir parler du fonctionnement d’une chaudière, ou d’une salade", raconte une autre interprète. Alors que la quasi-totalité des textes sont fournis en anglais aux députés, le manque de multilinguisme agace. "Le débat en plénière est traduit, mais tout le reste est monolingue. Si vous n’êtes pas angliciste, vous ne pouvez pas travailler", souligne l’eurodéputé français Emmanuel Maurel.  

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