Présidence du Parlement européen : "Le symbole de l'élection" d'une anti-IVG "gêne" Clément Beaune

Publié
Article rédigé par
Radio France

Roberta Metsola, eurodéputée maltaise de 42 ans, devrait être élue présidente du Parlement de Strasbourg aujourd'hui. Mais ces positions anti-IVG créent un malaise parmi les députés européens.

"Je vous le dis très sincèrement, le symbole de son élection me gêne", a reconnu le secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, alors qu'il était interrogé sur les positions anti-avortement de la future présidente du Parlement européen, Roberta Metsola. Cette eurodéputée maltaise de 42 ans, qui siège parmi les conservateurs du Parti populaire européen (PPE), doit être élue à cette fonction, largement honorifique, après un vote de ses collègues ce mardi.

"Il y a eu un accord" pour soutenir son élection "avec des députés européens qui appartiennent en majorité présidentielle [membres du groupe Renaissance], avec aussi les socialistes et avec le PPE, la droite européenne", a-t-il expliqué. Les députés européens de la majorité "fonctionnent en coalition" avec d'autres eurodéputés, "donc ça n'est pas un choix français, une instruction française", a-t-il assuré. D'ailleurs, "dans cet accord de coalition publié hier soir, les élus de Renaissance ont insisté, c'est écrit noir sur blanc et c'était la condition de leur soutien, pour que l'on fasse des progrès sur les droits des femmes, sur les droits des minorités en Europe".

L'Europe, "un projet politique qui renforce les droits"

Cet épisode "est l'occasion, puisque ce message n'est pas bon, d'aller plus loin, de dire que nous combattrons encore plus pour la reconnaissance du droit de l'avortement partout en Europe, de dire que nous soutiendrons les droits des femmes et les droits des minorités partout en Europe, que la présidence française [de l'Union européenne, qui a débuté le 1er janvier] prendra des initiatives supplémentaires pour sanctionner les atteintes à l'Etat de droit", a déclaré Clément Beaune.

"C'est comme ça, sur le fond et dans ma responsabilité gouvernementale, que je veux démontrer - après on voit qu'il y a un débat politique, l'Europe est imparfaite - que sur le fond, il n'y a aucun doute : l'Europe restera ce projet politique et ce continent qui renforce les droits", a martelé le secrétaire d'Etat.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.