L'Europe cède-t-elle aux exigences de la Grande-Bretagne ?

Le président du Conseil européen, pour convaincre la Grande-Bretagne de rester dans l'Union européenne, accepte plusieurs concessions. Certains s'inquiètent de cette stratégie.

FRANCE 2

Bruxelles tient à éviter la rupture avec la Grande-Bretagne. Et Donald Tusk, le président du Conseil européen, va peut-être trop loin dans ses gestes pour convaincre David Cameron de rester dans l'Union européenne. Il a fait plusieurs concessions au Premier ministre britannique.

Il y a d'abord la question des aides sociales aux migrants : dans certaines conditions, elles pourraient être stoppées. Il y a ensuite ce surplus de pouvoir aux Parlements nationaux en cas de désaccords sur une directive envisagée par l'Union européenne. Les lois pourraient être enrayées si plus de la moitié des Parlements sont d'accord.

L'Europe disloquée ?

David Cameron est satisfait : "Il y a de réels progrès mais il faut encore travailler. Nous avions quatre demandes clés". Mais en Europe, on s'inquiète : cède-t-on aux exigences britanniques ? "S'il y a des réformes à faire qui vont dans le bon sens, oui. Mais si c'est le démantèlement de l'Europe, on ne pourra pas dire oui", déclare ce mardi 2 février Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, au micro de France 2.

Le Parlement européen craint une dislocation de l'Europe. Les propositions de Donald Tusk seront étudiées au prochain sommet à Bruxelles dans deux semaines.

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Le drapeau de l\'Europe devant le Parlement européen de Starsbourg, le 10 octobre 2015.
Le drapeau de l'Europe devant le Parlement européen de Starsbourg, le 10 octobre 2015. (DANIEL KALKER / DPA / AFP)