Suède : le Parlement démet le Premier ministre Stefan Löfven

Le social-démocrate était affaibli depuis les législatives du 9 septembre. Ces élections n'ont pas permis de dégager de majorité.

Stefan Löfven, à Stockholm (Suède), le 12 septembre 2018, treize jours avant d\'être démis de ses fonctions.
Stefan Löfven, à Stockholm (Suède), le 12 septembre 2018, treize jours avant d'être démis de ses fonctions. (HENRIK MONTGOMERY / TT NEWS AGENCY / AFP)

En Suède, la coalition de centre-droit et l'extrême droite ont uni leurs voix, mardi 25 septembre, pour démettre le Premier ministre social-démocrate. Stefan Löfven était affaibli après les législatives du 9 septembre, qui n'ont pas permis de dégager de majorité. Dans le détail, une majorité de 204 parlementaires sur 349 ont voté contre la motion de confiance, soit la totalité des élus de l'Alliance (conservateurs, libéraux, centristes et chrétiens-démocrates) et de l'extrême droite, moins une voix.

"La Suède a besoin d'un nouveau gouvernement qui recherche un large soutien politique pour mener les réformes", avait plaidé le dirigeant conservateur Ulf Kristersson devant les parlementaires avant ce vote. Ce dernier veut reprendre la main et proposer une alternance à droite.

De nouvelles négociations lancées

Le président du Parlement, le conservateur Andreas Norlén, doit désormais convier dans les plus brefs délais les représentants des partis siégeant au Riksdag, le Parlement monocaméral du pays scandinave, à des consultations en vue de former un nouveau gouvernement.

Stefan Löfven de son côté a clairement fait savoir après le vote qu'il entendait continuer à "servir le pays" en tant que prochain Premier ministre. En attendant le résultat des négociations menées par le président du Parlement, il reste à son poste pour expédier les affaires courantes. Même s'ils réalisent leur plus mauvais score depuis des décennies, les sociaux-démocrates restent le premier parti de Suède, loin devant les Modérés (conservateurs) et les Démocrates de Suède (extrême droite).