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Réformes : la France a "encore beaucoup à faire", estime la Commission européenne

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, déclare que la France "va dans la bonne direction". Mais qu'elle ne va pas assez loin, notamment dans la réforme des retraites.

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Le Commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, lors d'une conférence de presse, le 12 septembre 2013 à Riga (Lettonie). (INTS KALNINS / REUTERS)

Peut mieux faire. C'est le verdict de la Commission européenne sur les réformes économiques engagées par la France pour redresser sa compétitivité et créer des emplois. "La France va dans la bonne direction en matière de réformes, mais il y a encore beaucoup à faire", a jugé, vendredi 13 septembre, le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.

"Il reste beaucoup à faire pour rétablir la compétitivité, créer des fondations solides pour la croissance économique et la création d'emplois", a-t-il énuméré à son arrivée à une réunion des ministres des Finances de la zone euro, à Vilnius (Lituanie). La Commission européenne a également hâte d'entendre le ministre français des Finances, Pierre Moscovici, sur la "manière [dont] il entend compenser la hausse du coût du travail liée à la réforme des retraites".

Une "réforme à la française" ? "C'est un hommage !"

Le gouvernement Ayrault a en effet décidé d'augmenter les cotisations sociales payées par les employeurs et les salariés pour financer les retraites. Or, la Commission européenne avait insisté, dans ses recommandations à la France, sur la nécessité d'éviter de recourir à une hausse des cotisations patronales, estimant qu'il fallait au contraire réduire le coût du travail. Le gouvernement français a promis que ces hausses de charges seraient compensées pour les employeurs, mais sans préciser comment.

Quasiment au même moment, Jean-Marc Ayrault a répondu aux réserves émises le 29 août par Olli Rehn. Le commissaire avait affirmé que la réforme des retraites était une "réforme à la française" et n'allait pas assez loin. "C'est un hommage !" a rétorqué le Premier ministre lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis). "Je ne veux pas faire une réforme à la britannique ou à l'allemande, je ne suis pas d'accord avec le salaire à 4 euros l'heure en Allemagne, a fait valoir Jean-Marc Ayrault, rappelant qu'il militait pour un salaire minimum à l'échelle européenne. Certains pensent qu'une réforme courageuse, c'est une réforme qui doit faire mal aux gens, ce n'est pas ma conception."

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