Pacte migratoire : la Commission européenne prise en étau

La Commission européenne est prise en étau entre ceux qui veulent aller plus loin dans l'accueil et ceux qui veulent durcir les politiques migratoires. La Commission veut rebattre les cartes du pacte migratoire, explique notre correspondant Pascal Verdeau depuis Bruxelles (Belgique).

La Commission européenne veut écrire une nouvelle page en matière de politique migratoire, mais "marche sur des œufs", décrypte Pascal Verdau depuis Bruxelles (Belgique). Il y a cinq ans, lors du pic migratoire, il y avait près de trois millions de demandeurs d'asile en Europe, Bruxelles voulait imposer des quotas de relocalisation, mais avait essuyé une fin de non-recevoir de la part de la Hongrie et de certains pays de l'Est. La commission propose aujourd'hui une sorte de solidarité à la carte. Les pays refusant l'accueil pourraient parrainer un système d'assistance retour sous forme financière ou matérielle.

Orban a eu gain de cause

"C'est un peu le triomphe de Viktor Orban", analyse Pascal Verdeau à Bruxelles. Le Premier ministre hongrois fait monter les enchères, car pour lui "les frontières extérieures doivent rester étanches". "Nous devons trouver des solutions pérennes sur la migration", a martelé Ursula von der Leyen.

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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, prononce son premier discours sur l\'état de l\'UE, le 16 septembre 2020, à Bruxelles (Belgique).
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, prononce son premier discours sur l'état de l'UE, le 16 septembre 2020, à Bruxelles (Belgique). (JOHN THYS / AFP)