Grande-Synthe : "On est trop nombreux. 1500 personnes dans un petit camp, c'est trop"

Les réfugiés afghans et les réfugiés kurdes se rejettent la responsabilité de l'incendie qui a ravagé le camp Grande-Synthe (Nord) dans la nuit de lundi à mardi.

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FRANCEINFO

Pendant la rixe à Grande-Synthe (Nord) lundi soir, ce réfugié afghan a reçu un coup de couteau. "Des Afghans jouaient au football. Des Kurdes ont touché le ballon. Ils ont dit "Vous êtes stupides...". Les Afghans ont répondu : "Pas de problème. On a fait une erreur, on veut s'excuser". Il a dit non, non. Il a pris un couteau et a dit "je veux te tuer". Et la bagarre a commencé", explique-t-il. Lorsqu'il est sorti prier, le jeune homme reçoit un coup de couteau dans le dos.

"Les Afghans ont dit qu'ils allaient brûler le camp"

Pour Mohamed, un réfugié kurde irakien, les tensions entre les Afghans et les Kurdes ont commencé il y a une semaine. "Ils se battent tous les jours. Hier soir, les Afghans ont poignardé un Kurde qui a fini à l'hôpital. 10 à vingt Kurdes se sont battus contre deux Afghans. Après les Afghans ont dit qu'ils allaient brûler le camp", livre Mohamed. Selon un autre réfugié kurde d'Irak, les tensions sont dues à la surpopulation dans le camp. "Il y a plus de 800 Afghans et environ 500 Kurdes. On est trop nombreux. 1500 personnes dans un petit camp, c'est trop!”, témoigne-t-il. D'un côté comme de l'autre, les versions diffèrent. Une enquête a été ouverte.

Le camp de migrants de Grande-Synthe (Nord), mardi 11 avril 2017, après l\'incendie qui a ravagé la plupart des constructions du site. 
Le camp de migrants de Grande-Synthe (Nord), mardi 11 avril 2017, après l'incendie qui a ravagé la plupart des constructions du site.  (SADAK SOUICI / CITIZENSIDE / AFP)