Immigration : le Danemark vote une loi pour transférer les demandeurs d'asile hors de l'Europe

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Immigration : le Danemark vote une loi pour transférer les demandeurs d'asile vers l'Afrique
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Article rédigé par
J.Gasparutto, J.Waschenbach, L.Linberg, O.Wislet - France 2
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Le Danemark a adopté, jeudi 3 juin, une loi qui lui permet de se débarrasser des migrants. Il expulsera tout demandeur d'asile dans un pays hors de l'Union européenne durant l'examen de sa demande. 

Une loi inédite en Europe a été votée à une écrasante majorité, jeudi 3 juin, au Danemark. Les députés danois ont donné leur feu vert pour sous-traiter l'accueil des demandeurs d'asile à d'autres pays. Les personnes en exil pourront être envoyées dans un centre d'accueil situé en dehors de l'Union européenne, le temps de l'étude du dossier. Même si le demandeur obtient le droit d'asile, il sera obligé de rester dans ce pays, et ne pourra retourner au Danemark. La mesure divise le pays. "Je trouve ça affreux. Ça ne devrait jamais arriver", estime un jeune homme, tandis qu'une femme estime "qu'ils n'ont pas à venir ici". 

Dissuader les migrants 

Pour l'heure, aucun pays n'a accepté de passer un accord avec le Danemark. Des discussions seraient en cours avec l'Egypte, l'Ethiopie et le Rwanda. Pour le gouvernement, le message est en tout cas clair : il faut dissuader les migrants de venir. "L'immigration au Danemark a été trop importante selon nous depuis les années 90, justifie Rasmus Stoklund, porte-parole des sociaux-démocrates du pays. Nous voulons stopper ce développement, et reprendre le contrôle." En avril 2020, le Danemark avait déjà renvoyé des Syriens dans leur pays, estimant que leur situation était devenue sans risque. 

Ce revirement du parti inquiète les associations. "Nous ne savons pas ce qui va arriver pour les réfugiés, dans quel pays ils seront transférés, qui va s'occuper d'eux et si leurs droits seront pleinement respectés", déplore Lisa Blinkenberg, porte-parole d'Amnesty International au Danemark. De son côté, l'Union européenne s'interroge également, estimant que le projet pourrait remettre en cause la protection des demandeurs d'asile. 

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