VIDEO. Immigration : Saint-Malo, Cherbourg, Le Havre, Dieppe ou Ouistreham peuvent-ils devenir les nouveaux Calais ?

Deux ans après le démantèlement de la "Jungle", le nombre de migrants est passé de 6 000 à 600 aux abords de la ville, mais les clandestins voulant rejoindre l'Angleterre ne sont pourtant pas moins nombreux.

A Ouistreham (Calvados) aux abords du port, c'est désormais devenu une habitude : les feux de signalisation ne passent plus au rouge. Les camions ne s'arrêtent plus, pour éviter que les migrants tentent de monter dans leurs remorques afin de gagner les ferries pour l'Angleterre. Des scènes quotidiennes qui en rappellent d'autres à Calais (Pas-de-Calais), jusque-là principale route des migrants qui voulaient traverser la Manche.

40 filières différentes démantelées en un an

Mais depuis le renforcement des contrôles et le démantèlement de la "Jungle" de Calais, les migrants se dirigent vers d'autres ports : Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), Cherbourg (Manche), Le Havre (Seine-Maritime), Dieppe (Seine-Maritime) et Ouistreham. Comment empêcher que la situation de Calais ne se répète ici ? Les habitants s'interrogent. Les migrants, pour la plupart soudanais, sont une centaine à Ouistreham. Pour éviter un camp de grande ampleur dans la ville, les autorités évacuent régulièrement les bois où ils dorment. La police française affirme avoir démantelé quarante filières différentes sur les douze derniers mois.

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Des migrants attendent près d\'un parking du terminal d\'embarquement pour l\'Angleterre, à Calais (Pas-de-Calais), le 12 janvier 2018.
Des migrants attendent près d'un parking du terminal d'embarquement pour l'Angleterre, à Calais (Pas-de-Calais), le 12 janvier 2018. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)