Hongrie : des "chasseurs frontaliers" pour empêcher l’entrée de migrants

La police hongroise recrute des "chasseurs frontaliers" afin de surveiller les frontières et d’empêcher l’entrée de migrants sur le territoire.

Ces derniers mois, la Hongrie a été plusieurs fois critiquée au sein de l’Union européenne à cause de la politique migratoire menée par Viktor Orbán, le Premier ministre.

Depuis août 2016, la police recrute et forme 3000 personnes pour surveiller les frontières du pays. Le but est simple, empêcher les migrants d’entrer sur le territoire.

Cette nouvelle formation est appelée "Határvadász", ce qui signifie "chasseurs frontaliers".  

Une opération de communication soignée

Pour recruter, la police s’est lancée depuis plusieurs mois dans une opération de communication soignée. Grâce à des vidéos publiés sur le réseau social Facebook, les forces de l’ordre essayent d’attirer le plus grand nombre.

À grand renfort de musique rock, il est possible d’y voir majoritairement des hommes. Ils s’entraînent au combat, aux interpellations et au maniement des armes à feu.

Un autre argument de choc est le salaire proposé : 700 euros, soit près du double du salaire moyen hongrois.

Depuis 2015, l’entrée illégale dans le pays est devenu un crime, passible de trois ans de prison.

 

La police hongroise recrute des \"chasseurs frontaliers\" afin de surveiller les frontières et d’empêcher l’entrée de migrants sur le territoire.
La police hongroise recrute des "chasseurs frontaliers" afin de surveiller les frontières et d’empêcher l’entrée de migrants sur le territoire. (Brut)