En Allemagne, l'affluence de migrants attise la xénophobie

Les réfugiés sont de plus en plus nombreux à passer par la Hongrie pour arriver en Allemagne. Les violences contre les migrants s'aggravent dans l'est du pays, et Angela Merkel tente de calmer le jeu.

FRANCE 3

La petite commune de Röszke, en Hongrie, est chaque jour traversée par des migrants qui veulent à tout prix rejoindre l'Allemagne. Ils viennent de passer la frontière entre la Serbie et la Hongrie, et les voilà dans l'Union européenne, mais pas au bout de leur chemin...

Leur but est de déjouer la surveillance policière pour ne pas être obligés de déposer leur demande d'asile en Hongrie. "Nous voulons aller en Allemagne ou au Royaume-Uni. Nous ne voulons surtout pas être enregistrés ici, mais la police est partout. On a qu'une chose à faire, c'est fuir", explique Odei, un réfugié syrien. Plus de 140 000 réfugiés ont passé cette frontière depuis janvier, contre 44 000 l'an dernier. Débordée, la police hongroise a utilisé des gaz lacrymogènes contre les réfugiés. Les Syriens ont obtenu la promesse de ne pas être refoulés s’ils arrivent en Allemagne.

Quatre fois plus de demandes d'asile en Allemagne

En Allemagne, une partie de la population s'élève contre cette vague migratoire. Ce week-end, à Heidenau, des affrontements ont eu lieu avec la police, et un foyer de migrants a été incendié. C'est dans cette ville qu'Angela Merkel a exhorté ses concitoyens à s'élever contre les violences xénophobes. "Nous faisons face à un défi immense que nous devons affronter ensemble. C'est ensemble que nous devons trouver la solution", a déclaré la chancelière. Cette année, l'Allemagne devra examiner 800 000 demandes d'asile, c'est quatre fois plus que l'an dernier.

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Lors du passage de la chancelière Angela Merkel dans un centre de demandeurs d\'asile d\'Heidenau (Saxe, Allemagne), le 26 août 2015.
Lors du passage de la chancelière Angela Merkel dans un centre de demandeurs d'asile d'Heidenau (Saxe, Allemagne), le 26 août 2015. (AXEL SCHMIDT / REUTERS )