Cet article date de plus d'un an.

Europe : des milliers de migrants pris au piège à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie

Publié
Europe : des milliers de migrants pris au piège à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie
FRANCE 2
Article rédigé par
J.Gasparutto, F.Caër, L.Lacroix, S.Guignon, C.Domat, W.Charaf, M.Wegnez - France 2
France Télévisions

La situation à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie, où des milliers de migrants sont désormais présents, aiguise les tensions diplomatiques. L'Union européenne accuse le président Loukachenko et son soutien Vladimir Poutine d'avoir orchestré la crise migratoire.

Des milliers de migrants sont pris au piège au cœur d'une crise politique, poussés par la Biélorussie à rejoindre la frontière, et bloqués de l'autre côté par l'armée polonaise. 15 000 soldats verrouillant le secteur, la police ne veut laisser passer personne. Les scènes de chaos ne découragent toutefois pas les candidats au départ. À Beyrouth (Liban), Rabih Ibrahim espère partir dans les prochains jours pour l'Europe avec son fils, afin de fuir la crise économique qui ravage son pays. Dans la capitale libanaise, plusieurs agences de voyage proposent des vols directs vers Minsk (Biélorussie) pour un peu plus de 1 000 euros, et ils s'arrachent.

La Biélorussie facilite-t-elle le passage ?

Des Irakiens, rencontrés par les équipes de France Télévisions, confirment que l'entrée sur le territoire biélorusse "est facile". À la frontière, la tension est montée d'un cran, y compris entre soldats des deux pays. La Pologne accuse le régime de Minsk d'aider les migrants à traverser. Ammar, un Syrien qui vit en Belgique depuis six ans, est venu en Pologne retrouver sa mère, qui vient de franchir la frontière. "Ils ont coupé les clôtures et les ont laissé traverser en Pologne. Parfois, ils aident les gens à traverser, parfois, ils les frappent, parfois, ils les emmènent dans des endroits inconnus, jusqu'en Lituanie", confie-t-il. Dimanche soir, les autorités polonaises redoutent une escalade de violence : 3 000 à 4 000 personnes seraient désormais présentes le long de la frontière. 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.