DIRECT. Crise des migrants : un jeune Syrien retrouvé mort à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie

Des milliers de migrants originaires du Proche et du Moyen-Orient se trouvent toujours bloqués à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie.

La police et les gardes-frontières polonais patrouillent le long du poste frontière de Kuznica, face à la Biélorussie, le vendredi 12 novembre 2021.
La police et les gardes-frontières polonais patrouillent le long du poste frontière de Kuznica, face à la Biélorussie, le vendredi 12 novembre 2021. (EYEPRESS NEWS / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Le corps d'un jeune Syrien a été découvert près de la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, a annoncé la police polonaise samedi 13 novembre. "Le corps (...) a été découvert [vendredi], dans les bois, près de Wolka Terechowska", précisent les forces de l'ordre de la région de Podlasie, dans l'est du pays. "Les causes du décès n'ont pas pu être déterminées sur place." Cela porte à 11 le nombre de morts entraînées par la crise migratoire à la frontière entre la Biélorussie et de l'Union européenne. Suivez notre direct.

La Russie nie toute implication. "Je veux que tout le monde le sache. Nous n'avons rien à voir là-dedans", a assuré le président russe, Vladimir Poutine dans une interview à la chaîne Vesti. La Russie est accusée par plusieurs voix occidentales d'avoir orchestré avec Minsk l'envoi de ces migrants à la frontière. 

Des "progrès" visibles. La Turquie, carrefour aérien majeur entre Europe et Proche et Moyen-Orient, a annoncé vendredi que les Irakiens, Syriens et Yéménites ne seraient plus autorisés à embarquer pour la Biélorussie à partir de ses aéroports "jusqu'à nouvel ordre". Peu après, le gouvernement irakien a déclaré qu'il s'employait à enregistrer les migrants irakiens bloqués à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne qui voulaient rentrer "volontairement" en Irak. "Nous voyons des progrès sur tous les fronts", s'est réjoui vendredi le vice-président de la Commission européenne, Margaritis Schinas.

L'inquiétude des Etats-Unis. Le président américain, Joe Biden, a fait part de sa "grande préoccupation" face à la crise à la frontière polonaise, après des propos similaires de la vice-présidente Kamala Harris. Un peu plus tôt, en voyage officiel à Paris, cette dernière avait estimé que la Biélorussie était "engagée dans une activité très préoccupante".

Un migrant syrien retrouvé mort. "Le corps d'un jeune homme de nationalité syrienne a été découvert hier, dans les bois, près de Wolka Terechowska", affirme un communiqué samedi de la police de la région de Podlasie (est de la Pologne). Selon ce texte, "les causes du décès n'ont pas pu être déterminées sur place".

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22h48 : La Pologne annonce qu'un de ses soldats déployés à la frontière avec la Biélorussie est mort dans un "accident malheureux". "Son arme de service a déclenché un tir (...) sans participation de tierce personne", affirme l'armée, qui assure qu'il n'était pas en contact avec des migrants au moment de l'accident.

20h00 : Il est 20h, le moment de faire un point sur l'actualité de ce samedi 13 novembre :

• Les Etats devraient adopter dans les minutes à venir le Pacte de Glasgow pour le climat, résultat de deux semaines de sommet contre le réchauffement climatique. Suivez les dernières informations et les premières analyses dans ce direct.

• Le corps d'un jeune Syrien a été découvert près de la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, a annoncé la police polonaise. Cela porte à 11 le nombre de morts entraînées par la crise migratoire à la frontière entre la Biélorussie et de l'Union européenne. Suivez notre direct.

• Six ans après l'horreur, plusieurs hommages ont été rendus par les autorités pour commémorer les attentats du 13-Novembre, au moment où le procès éprouve les victimes. Une minute de silence sera observée avec le match de foot entre la France et le Kazakhstan.

Les Bleus peuvent se qualifier pour la Coupe du Monde 2022 au Qatar s'ils battent le Kazakhstan ce soir. Le match débute à 20h45 au Parc des Princes. Un nul ou une défaite les obligerait à aller chercher leur billet mardi lors d'un déplacement en Finlande.

19h12 : La compagnie aérienne syrienne Cham Wings Airlines annonce à son tour qu'elle arrête ses vols à destination de Minsk, en Biélorussie. "Nous ne pouvons pas faire la différence" entre les touristes et les Syriens qui embarquent dans l'espoir d'entrer dans l'UE. La Turquie avait annoncé hier une interdiction pour les Syriens, mais aussi les Irakiens et les Yéménites, d'embarquer sur les vols entre la Turquie et la Biélorussie.

19h12 : La compagnie aérienne syrienne Cham Wings Airlines annonce à son tour qu'elle arrête ses vols à destination de Minsk, en Biélorussie. "Nous ne pouvons pas faire la différence" entre les touristes et les Syriens qui embarquent dans l'espoir d'entrer dans l'UE. La Turquie avait annoncé hier une interdiction pour les Syriens, mais aussi les Irakiens et les Yéménites, d'embarquer sur les vols entre la Turquie et la Biélorussie.

16h53 : Ce midi, le président russe, Vladimir Poutine, avait invité les dirigeants européens à discuter avec son homologue biélorusse pour régler la crise migratoire à la frontière du pays. L'UE promet de son côté de sévir : de nouvelles sanctions européennes "seront décidées et appliquées", affirme le vice-président de la Commission européenne, Margaritis Schinas, dans Le Figaro.

16h45 : Svetlana Tikhanovskaïa, l'opposante biéolurusse qui s'était présentée contre Alexandre Loukachenko lors de la dernière élection présidentielle, appelle les pays de l'UE à rejeter tout dialogue avec ce dernier. "Il ne peut y avoir aucun dialogue avec le dictateur qui tente d'exercer un chantage sur les pays démocratiques", écrit-elle sur Twitter.

16h02 : Il est 16 heures ! L'heure du goûter et de faire un point sur l'actualité :

• La COP26 est presque terminée. Les 196 pays rassemblés depuis deux semaines à Glasgow planchent sur une déclaration commune pour clôturer ce sommet annuel contre le réchauffement climatique. Suivez les dernières informations et les premières analyses dans ce direct.

• Le corps d'un jeune Syrien a été découvert près de la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, a annoncé la police polonaise. Cela porte à 11 le nombre de morts entraînées par la crise migratoire à la frontière entre la Biélorussie et de l'Union européenne. Suivez notre direct.


• Six ans après l'horreur, plusieurs hommages ont été rendus par les autorités pour commémorer les attentats du 13-Novembre, au moment où le procès éprouve les victimes. Accompagné notamment d'Anne Hidalgo, Jean Castex a entamé la tournée d'hommages par un dépôt de gerbe suivi d'une minute de silence devant le Stade de France, avant de prendre la direction des terrasses de cafés et du Bataclan à Paris.

13h59 : La présence militaire turque en Libye constitue "une force de stabilité", a assuré le porte-parole de la présidence turque au lendemain de la demande d'Emmanuel Macron à l'encontre de la Turquie et de la Russie de retirer "sans délai" leurs "mercenaires".

12h41 : Notre journaliste Aurélien Colly s'est rendu à l'aéroport de Beyrouth, au Liban, où il a rencontré des Syriens, qui tentent de rallier la Biélorussie. "Il n'y a rien ici, rien du tout pour vivre. Tout le monde est dans la misère. Donc, si tu peux partir, tu pars", a résumé l'un d'entre eux.

Des migrants bloqués à la frontière biélorusse, le 12 novembre 2021. (LEONID SHCHEGLOV / BELTA)(LEONID SHCHEGLOV / BELTA)

12h09 : Il est 12h04 ! L'heure de manger certes mais aussi de faire un point sur l'actualité :

• Un nouveau projet de déclaration finale de la conférence de Glasgow sur le climat appelle à "accélérer les efforts" vers la sortie du charbon et le rythme des engagements des pays pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les discussions reprendront à 13 heures après de laborieuses négociations hier soir.

• Six ans après l'horreur, plusieurs hommages ont été rendus par les autorités à Paris et Saint-Denis pour commémorer les attentats du 13-Novembre, dans une atmosphère hautement symbolique, au moment où le procès éprouve les victimes et façonne la mémoire collective de ces attaques.

• Vladimir Poutine a rejeté dans une interview toute responsabilité dans la crise migratoire en cours à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, où des milliers de migrants sont massés depuis plusieurs jours. La Russie est accusée par plusieurs voix occidentales d'avoir orchestré avec Minsk l'envoi de ces migrants à la frontière.

11h43 : "Tant que nous n'aurons pas de routes organisées, sécurisées, et un système de répartition de demandeurs d'asile au sein de l'Union européenne, nous resterons vulnérables aux passeurs."


Selon François Gemenne, le régime biélorusse "précipite" à sa frontière des migrants utilisés "comme une sorte de levier diplomatique", pour "faire pression" sur les Européens. Retrouvez son entretien par ici.

Des migrants bloqués à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, le 11 novembre 2021. (LEONID SHCHEGLOV / BELTA)(LEONID SHCHEGLOV / BELTA)

10h35 : Le Monde fait le point sur la crise migratoire en cours à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne. "L’ignoble instrumentalisation de migrants par le régime biélorusse, qui, il y a quelques mois, pouvait apparaître comme la dernière outrance locale d’un dictateur excentrique, est en passe de se transformer en une grave crise internationale", analyse le quotidien dans un éditorial.

10h10 : Vladimir Poutine rejette toute responsabilité dans la crise migratoire en cours à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, où des milliers de migrants sont massés depuis des jours. "Je veux que tout le monde le sache. Nous n'avons rien à voir là-dedans", a déclaré le président dans une interview après que plusieurs voix occidentales l'ont accusé cette semaine d'avoir orchestré avec Minsk l'envoi de ces migrants à la frontière.(Sergey Guneev / Sputnik via AFP)

09h29 : Après plusieurs semaines de crise à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie, des élus polonais s'impatientent. "J'aurais voulu que l’Union européenne s’implique davantage. Cette crise dure depuis l’été et l’Union européenne ne fait que commencer à parler, elle a quelques mois de retard", regrette le maire d'une petite ville à quelques kilomètres de la Biélorussie.