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Col de l'Echelle : pas de poursuites contre les militants d'extrême droite qui affirment avoir remis des migrants à la police

Vendredi, le parquet de Gap a ouvert une enquête, finalement classée sans suite faute "d'infraction constatée".

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France Télévisions
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Une affiche installée par les militants d'extrème droite au Col de l'Echelle, le 21 avril 2018. (ROMAIN LAFABREGUE / AFP)

L'opération du groupe Génération identitaire au col de l'Echelle, samedi 21 avril, avait suscité l'indignation. Quelques jours plus tard, ces militants d'extrême droite ont affirmé avoir "raccompagné" des migrants à la frontière franco-italienne dans les Hautes-Alpes. Après cette opération, vendredi 27 avril, le parquet de Gap a ouvert une enquête, finalement classée sans suite faute "d'infraction constatée".

Depuis le week-end dernier, ces militants du mouvement "Defend Europe", lié au groupe Génération Identitaire, affirment sillonner la région pour "veiller à ce qu'aucun clandestin ne puisse rentrer en France". Sur leur page Facebook, ils assurent avoir raccompagné au poste-frontière quatre clandestins, "sous la supervision d'un officier de police judiciaire". Sur cette vidéo, on aperçoit deux hommes en train d'en escorter un troisième en direction de la police.

"Aucune infraction pénale"

Voyant ces militants "revendiquer" ces faits "par voie de presse", le procureur de la République à Gap a ouvert, vendredi 27 avril, une enquête préliminaire, révélée par Le Monde. Mais les investigations, "notamment l'audition de migrants", n'ont permis de recueillir "aucune plainte", "ni de constater aucune infraction pénale susceptible d'être reprochée à l'encontre de quiconque", a écrit le procureur.

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