"Aquarius" : "Les étrangers ne sont pas un paillasson sur lequel les politiques français peuvent s'essuyer les pieds"

Sonia Krimi, députée La République en Marche de la Manche a réagi sur franceinfo à l'impossibilité pour l'Aquarius de trouver un port pour accoster.

Photo d\'illustration de l\'Aquarius le 26 juin 2018
Photo d'illustration de l'Aquarius le 26 juin 2018 (PAU BARRENA / AFP)

"Il ne s'agit pas d'un paillasson, les étrangers ne sont pas un paillasson pour les politiques français pour s'essuyer les pieds", a déclaré lundi 13 août sur franceinfo Sonia Krimi, députée LREM de la Manche et membre de la Commission des affaires étrangères. Elle s'exprimait au sujet de l'Aquarius, le bateau de l'ONG SOS Méditerranée qui attend de pouvoir accoster dans un port avec - depuis vendredi 10 août - les 141 migrants qu'il a secourus au large des côtes libyennes.

"J'insiste sur un point : il ne faut pas que les politiques entrent dans un jeu 'Moi j'accueille, moi je suis plus sympa que l'autre', car la vie des gens n'est pas un jeu", a sommé la députée.

Il faut se coordonner avec l'exécutif. Qu'on arrête de jouer, tous, et qu'on trouve des solutions opérationnellesSonia Krimi

"Le droit maritime dit que le bateau doit accoster au port le plus sûr et le plus proche. Aujourd'hui, ils sont entre l'Italie et Malte et j'attends de voir dans les prochains jours comment la situation va évoluer", a poursuivi Sonia Krimi.

À la question de savoir si la France doit faire comme l'Espagne - en juin - et accueillir le navire, elle répond oui, "si le navire est proche de nous, d'un port français, j'appelle qu'on l'accueille en France."

Alors que l'Italie et Malte ont refusé d'accueillir le navire, le président du port de Sète (Hérault), Jean-Claude Gayssot, a affirmé lundi 13 août à France Bleu Hérault que le port de Sète était prêt à accueillir le bateau. "La seule condition, c'est d'avoir le feu vert des autorités françaises", a précisé le communiste Jean-Claude Gayssot, ancien ministre des Transports du gouvernement Jospin.