Vidéo Guerre en Ukraine : pour Anne Hidalgo, "il faut aller jusqu'à un embargo sur le gaz russe"

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La candidate socialiste repproche à Emmanuel Macron de ne pas avoir "fait son boulot sur les énergies renouvelables".

"Il faut aller jusqu'à un embargo sur le gaz russe", a estimé la candidate du Parti socialiste (PS) à la présidentielle, Anne Hidalgo, lundi 14 mars sur franceinfo, et il doit être mis en place "le plus rapidement possible. Continuer à payer du gaz russe, c'est finalement payer les armes de Poutine, à un moment il faut bien que ça s'arrête", a-t-elle souligné.

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"Bien sûr", il faut "accompagner cet embargo de mesures solides à l'échelle de nos pays" européens, a-t-elle ajouté. Elle a ainsi mis en avant les mesures qu'elle prône "depuis un certain nombre de mois avant la crise russe", à savoir la "baisse de la TVA sur l'essence à 5,5%" et le "plafonnement des prix à la pompe hors taxes pour permettre justement à nos concitoyens, sur les 4 à 6 mois qui viennent, de pouvoir passer le cap de ces augmentations de prix de l'essence". "Si on est à un prix de l'essence aujourd'hui à 2 euros, ça veut dire un plafonnement à 1 euro 76".

Priorité : sortir des énergies fossiles

Quelles solutions alternatives, en cas d'embargo sur le gaz russe ? "D'abord, on réduit de façon plus rapide notre dépendance aux énergies fossiles", a-t-elle avancé. "On n'en serait pas là à se poser ce type de question si le président de la République, Emmanuel Macron, avait fait son boulot sur les énergies renouvelables", a-t-elle taclé.

Anne Hidalgo "ne dit pas non" au gaz de schiste venu des États-Unis, alors que l'extraction du gaz de schiste est interdite en France. "À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles", a-t-elle expliqué, "mais surtout, on va regarder du côté de l'Algérie et du côté d'autres pays" producteurs de gaz. Pour elle, "ces mesures exceptionnelles ne contredisent en rien l'objectif de sortir des énergies fossiles".

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