Ukraine : "On en est à la cinquième tentative d'évacuation de Marioupol", indique le CICR dont une équipe "s'échine" à tenter d'accéder à la ville

"Nous sommes beaucoup plus proches que nous l'étions vendredi, au moment où on a décidé de rebrousser chemin", indique porte-parole de la Croix-Rouge qui évoque une situation "extrêmement volatile".

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Radio France
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Un volontaire aide un enfant à descendre d'un bus de la Croix-Rouge, le 1er avril à Zaporijié, en Ukraine. Une équipe du CICR tente toujours d'accéder à Marioupol pour évacuer les civils bombardés par l'armée russe. (EMRE CAYLAK / AFP)

Frédéric Joli, porte-parole du CICR, le Comité international de la Croix-Rouge, confie dimanche 3 avril sur franceinfo son espoir qu'"aujourd'hui" le convoi humanitaire destiné à évacuer des civils "pourra enfin s'approcher" de Marioupol, au sud-est de l'Ukraine. Après avoir rebroussé chemin vendredi, l'équipe de 10 personnes de la Croix-Rouge a repris la route vers la ville martyre. "Nous sommes beaucoup plus proches que nous l'étions vendredi", indique-t-il. "La progression est extrêmement lente en raison des check-points", russes et ukrainiens, souligne-t-il.

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franceinfo : Où en est le convoi humanitaire dans sa tentative d'atteindre Marioupol ?

Frédéric Joli : Après l'échec de vendredi, nous avons réitéré la tentative samedi. Elle est toujours en cours. L'équipe a dormi en route et essaye toujours d'accéder à Marioupol sachant que nous sommes beaucoup plus proches que nous l'étions vendredi, au moment où on a décidé de rebrousser chemin. La situation était extrêmement volatile. En termes de sécurité, ce n'est pas la panacée. La progression est extrêmement lente en raison des check-points. On espère qu'aujourd'hui, l'équipe de dix personnes qui s'échinent depuis trois jours pourra enfin s'approcher du but, c'est-à-dire Marioupol.

Quelles sont les principales difficultés ?

C'est de passer les check-points des deux parties parce que la situation est assez compliquée sur le terrain. C'est surtout, avancer pas à pas, dans des conditions de sécurité extrêmement complexes et avec un dialogue que l'on veut le plus permanent possible avec toutes les parties. Mais on n'est jamais à l'abri d'un redémarrage brutal. Donc c'est une avancée extrêmement complexe et extrêmement lente, mais qui, à la différence de vendredi, peut sembler un petit peu mieux engagée puisque l'équipe comptait passer la nuit en route et poursuivre le chemin ce matin.

À quoi ressemble le convoi humanitaire ?

Il faut une logistique de bus. Mais quand je parle de dix personnes, c'est les dix personnes qui vont ouvrir la route dès lors que le convoi aura été constitué et que les populations seront à l'intérieur. Si on se fonde sur ce qui a déjà été fait, par exemple, il y a 15 jours à Soumy, plus de 3 000 personnes ont été évacuées avec une soixantaine de bus avec le CICR qui a pu ouvrir la route à la suite d'un accord passé entre les parties au conflit.

"Il est évident que ce n'est pas en un seul convoi qu'on peut évacuer toutes les personnes avec des bus."

Frédéric Joli, porte-parole du CICR

à franceinfo

On peut aussi imaginer que la trêve tenant et perdurant, des véhicules privés puissent aussi s'engager à la suite du convoi. Une fois de plus, la situation est extrêmement volatile. Et aujourd'hui, on en est à la cinquième tentative finalement d'évacuation de Marioupol. Il y a plus de 15 jours. On avait déjà participé à deux qui avaient déjà avorté.

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