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Ukraine : la tension monte d'un cran à la veille du référendum en Crimée

L'Ukraine accuse la Russie d'avoir envahi son territoire. Francetv info revient sur les événements de la journée de lundi.

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Une manifestante russe à Moscou contre le référendum en Crimée entourée par des forces de police, samedi 15 mars 2014. (DMITRIY ERMAKOV / ANADOLU AGENCY / AFP)

L'Ukraine a accusé samedi 15 mars la Russie d'avoir envahi militairement son territoire en déployant 80 soldats, quatre hélicoptères et trois véhicules blindés. Selon un communiqué du ministère ukrainien des Affaires étrangères, les troupes russes auraient procédé à une opération héliportée près du village de Strilkove situé juste de l'autre côté de la frontière administrative entre la péninsule de Crimée et l'Ukraine continentale.

Selon Kiev, il s'agit "d'une invasion militaire par la Russie et demande à la partie russe le retrait immédiat de ses forces militaires du territoire de l'Ukraine", ajoute un communiqué du ministère. Par conséquent, l'Ukraine "se réserve le droit de recourir à tous les moyens nécessaires pour stopper l'invasion militaire russe".

Des manifestations à Moscou

L'Ukraine a également accusé la Russie d'orchestrer les violences dans l'est du pays pour justifier une intervention militaire alors que Moscou, qui "réfléchit" à la réponse à apporter aux "appels à l'aide" des Ukrainiens d'origine russe, ne montre aucun signe de fléchissement à la veille du référendum en Crimée.

Dans le même temps, près de 50 000 personnes ont protesté dans les rues de Moscou contre l'"occupation" de la Crimée. Dans le même temps, plusieurs milliers de manifestants pro-Poutine se sont rassemblés près du Kremlin.

REUTERS

"Une escalade scandaleuse"

Si l'invasion est confirmée, "cela serait une escalade scandaleuse", a déclaré samedi à la presse l'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power. "Nous devons étudier" cependant ces informations, a-t-elle ajouté. Elle s'exprimait après un vote au Conseil de sécurité sur une résolution dénonçant le référendum prévu dimanche sur le rattachement de la Crimée à la Russie, lors duquel Moscou a apposé son veto.

Plus tôt dans la journée, François Hollande a rappelé que "la France comme l'Union européenne ne reconnaîtra pas cette pseudo consultation" organisée dimanche en Crimée, avant d'évoquer des "sanctions" contre la Russie dès lundi. Par ailleurs, la Russie a mis son veto à une résolution occidentale dénonçant le référendum en Crimée.

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