"J'espère qu'ils seront traités avec respect" : à Kiev, l'inquiétude pour les prisonniers après la prise de l'usine Azovstal par les Russes

Moscou a désormais la totale maîtrise de Marioupol, après la prise de l'usine Azovstal par les militaires russes. Les Ukrainiens sont angoissés

Article rédigé par
Nathanaël Charbonnier et Marc Garvenes - édité par Clémentine Vergnaud - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une capture d'écran d'une vidéo du ministère russe de la Défense montre des soldats ukrainiens être fouillés par des militaires russes alors qu'ils sortent de l'usine Azovstal, le 17 mai 2022. (AFP PHOTO / RUSSIAN DEFENCE MINISTRY / HANDOUT)

En Ukraine, Marioupol est désormais totalement aux mains des Russes. En effet, l'usine d'Azovstal, dans laquelle des civils et des soldats se sont réfugiés pendant de nombreux jours, a été "entièrement libérée" a annoncé le Kremlin, vendredi 20 mai. Après l'évacuation des civils, les plus de 500 soldats et miliciens ukrainiens qui restaient cachés dans les souterrains du complexe industriel se sont rendus. Au total, selon Moscou près de 2 500 soldats ont été capturés. Les Ukrainiens sont tristes et inquiets pour le sort de ces soldats. 

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Dans les rues pluvieuses de Kiev, les visages s'assombrissent et les mots deviennent lourds dès que l'on évoque la situation des prisonniers d'Azovstal. "Je sais la nature des Russes. Il sont très cruels et malpolis. Trop de gens souffrent à cause d'eux", affirme Olexandre, la soixantaine. Il affirme ne rien attendre d'eux. "Je suis inquiet, vraiment très inquiet pour les prisonniers qui sont là-bas." L'inquiétude est notamment liée au fait que les prisonniers se trouvent dans les régions autonomes, ce qui rend difficile de savoir comment ils seront traités. 

Comme lui, tous les habitants s'interrogent donc. "J'espère qu'ils seront traités avec respect et dans les normes des conventions internationales", témoigne Nathalia. Elle souhaite que la communauté internationale ne laisse pas tomber les héros de Marioupol et qu'elle "continue d'apporter la plus grande attention à leur sort afin de les protéger". Les Ukrainiens placent notamment leurs espoirs dans La Croix rouge, croisant les doigts pour qu'elle puisse les approcher. Autre espoir : que les prisonniers soient rapidement échangés contre des prisonniers russes.

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