Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du vendredi 14 juillet

Contre-offensive de Kiev, négociations sur les céréales ukrainiennes... Franceinfo résume ce qu'il faut retenir de la journée, du côté du conflit en Ukraine.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 3 min
Des soldats ukrainiens tentent de gagner du terrain près de Klyshchiivka (Ukraine), le 13 juillet 2023. (ANATOLII STEPANOV / AFP)

Les opérations de combat continuent en Ukraine. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la Russie a "attaqué l'Ukraine avec 17 drones de combat de fabrication iranienne Shahed 136/131 depuis le sud-est", a déclaré l'armée ukrainienne sur Telegram vendredi 14 juillet. Ces drones, fabriqués par l'Iran, ont causé de lourds dégâts depuis le début de l'invasion russe. Kiev a assuré en avoir détruit 16. Franceinfo résume ce qu'il faut retenir de la journée du côté du conflit en Ukraine.

La contre-offensive de Kiev "n'avance pas si vite"

Un porte-parole militaire a rapporté que l'armée ukrainienne avait progressé de 1,7 kilomètre en une semaine en direction de Melitopol, dans la zone sud du front. Les forces armées ukrainiennes "continuent de mener des opérations offensives" en direction de cette importante ville ukrainienne sous contrôle de la Russie, a précisé lors d'un briefing le colonel Mykola Ourchalovitch.

Toutefois, la contre-offensive de Kiev, confrontée à la résistance des forces russes, "n'avance pas si vite", a admis le chef de l'administration présidentielle ukrainienne Andriï Iermak. "Si nous voyons que quelque chose ne va pas comme il faut, nous allons le dire. Personne ne va embellir", a-t-il ajouté. L'Ukraine ne négociera pas avec la Russie tant que les troupes de Moscou seront sur le territoire ukrainien, a par ailleurs soutenu Andriï Iermak. "Notre position est très claire. Même penser à ces négociations n'est possible qu'après que les troupes russes quittent notre territoire", a déclaré le responsable.

Erdogan se dit confiant sur un renouvellement de l'accord céréalier

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affiché sa confiance vendredi sur l'avenir des exportations de céréales ukrainiennes via la mer Noire. "Nous nous préparons à accueillir M. Poutine en août. Poutine et moi sommes d'accord sur l'extension du corridor des céréales en mer Noire", a déclaré Recep Tayyip Erdogan à la presse, qui l'attendait devant la mosquée à Istanbul. Le président turc a précisé avoir échangé avec le chef du Kremlin sans dire quand avait eu lieu cet appel.

L'accord qui a scellé la naissance de l'Initiative sur les céréales en mer Noire, signé en juillet 2022 à Istanbul, déjà reconduit à deux reprises, expire lundi soir. Il a permis sur l'année écoulée de sortir près de 33 millions de tonnes de céréales, blé et maïs principalement, des ports ukrainiens en dépit de la guerre.

Les combattants de Wagner sont "instructeurs" en Biélorussie

Les combattants du groupe paramilitaire Wagner ont commencé à travailler comme "instructeurs" pour les forces de défense territoriale de Biélorussie, a annoncé Minsk vendredi, trois semaines après leur rébellion avortée en Russie. "Des sessions d'entraînement avec des unités des troupes territoriales se déroulent près d'Assipovitchy", dans l'est du pays, a rapporté le ministère biélorusse de la Défense, ajoutant que ces conscrits apprennent, entre autres, "les techniques de déplacement sur le champ de bataille et de tir tactique". "Les combattants de Wagner jouent le rôle d'instructeurs dans un certain nombre de disciplines militaires", ajoute le ministère biélorusse.

Berlin promet un soutien militaire à long terme à Kiev

Le chancelier allemand Olaf Scholz a promis vendredi à l'Ukraine un soutien militaire d'un montant d'environ 17 milliards d'euros jusqu'en 2027 pour l'aider à repousser l'invasion russe. Après les Etats-Unis, l'Allemagne est le deuxième contributeur en matière d'aide militaire pour l'Ukraine, a rappelé le dirigeant allemand, lors de sa traditionnelle conférence de presse d'été à Berlin. "Nous avons calculé que, depuis le début de la guerre et jusqu'en 2027, ce seront probablement 17 milliards d'euros que nous dépenserons pour des livraisons d'armes à l'Ukraine provenant d'Allemagne ou financées par l'Allemagne", a déclaré M. Scholz.

Dans un document du gouvernement allemand publié mercredi sur son site internet, les aides militaires à l'Ukraine se décomposent de la façon suivante : 2 milliards d'euros en 2022, environ 5,4 milliards d'euros cette année et environ 10,5 milliards d'euros jusqu'en 2027. Ce soutien provient de stocks de l'armée allemande mais aussi de matériels livrés par les industriels, parfois en coopération avec d'autres partenaires.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.