Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du mercredi 11 mai

De leur côté, les pro-russes de la région de Kherson envisagent de réclamer une annexion à Vladimir Poutine.

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Un soldat ukrainien devant un système de missiles anti-aériens près de Sloviansk, dans l'est de l'Ukraine, le 11 mai 2022. (YASUYOSHI CHIBA / AFP)

L'Ukraine affirme être en train de repousser les forces russes de la région de Kharkiv (nord-est), la deuxième ville d'Ukraine soumise depuis fin février à un déluge de feu. De leur côté, les pro-russes de la région de Kherson envisagent de réclamer une annexion à Vladimir Poutine.

Franceinfo résume ce qu'il faut retenir de la journée du mercredi 11 mai. 

La région de Kharkiv bientôt reprise ?

"Les occupants sont progressivement repoussés de Kharkiv", a déclaré mardi soir le président Volodymyr Zelensky dans une vidéo. "Je suis reconnaissant à tous nos combattants qui tiennent bon et font preuve d'une force surhumaine pour chasser l'armée d'envahisseurs".

La deuxième ville d'Ukraine, à une trentaine de kilomètres de la frontière russe, était pilonnée depuis fin février. "Les localités de Cherkasy Tychky, Rusky Tychky, Roubijné et Bayrak ont été libérées" dans la région de cette grande ville, a précisé l'état-major ukrainien sur Facebook.

"Ainsi, l'ennemi a été repoussé encore plus loin de Kharkiv, et les occupants ont eu encore moins de possibilités de frapper le centre régional". Mais "l'intensité des bombardements dans le district de Kharkiv a augmenté", a-t-il aussi relevé.

Baisse des livraisons gazières

Les livraisons de gaz russe à l'Allemagne transitant par l'Ukraine étaient par ailleurs en baisse mercredi, de 25%, pour la première fois depuis le début du conflit. "En raison de la réduction du transit, les volumes de gaz acheminés vers l'Allemagne via l'Ukraine (par le gazoduc Megal) ont diminué de 25% par rapport" à mardi, a précisé l'agence gouvernementale allemande chargée de l'énergie. Elle a assuré toutefois que cette baisse était compensée par des flux plus importants en provenance notamment de Norvège et des Pays-Bas.

Les pro-russes de Kherson réclament une annexion

Les autorités installées par Moscou dans la région ukrainienne de Kherson comptent demander à Vladimir Poutine une annexion officielle par la Russie, a annoncé un responsable régional prorusse. 

La région de Kherson, située juste au nord de la péninsule de Crimée annexée par Moscou en 2014, est essentielle pour l'approvisionner en eau. Elle a été conquise par l'armée russe durant l'offensive déclenchée par Moscou en février. Sa conquête permet aussi de constituer un pont terrestre reliant la Crimée, la région séparatiste prorusse de Donetsk, et le territoire russe.

L'île aux Serpents théâtre de combats

Les combats se poursuivent sur l'île aux Serpents, point stratégique en mer Noire dont les Russes ont pris le contrôle au début de la guerre, et où ils tentent de renforcer leurs forces exposées aux frappes ukrainiennes, selon le ministère britannique de la Défense. Si la Russie réussit à consolider ses positions sur l'île, "elle pourrait dominer la partie nord-ouest de la mer Noire", ajoute la même source.

Un mort et trois blessés en Russie

Une personne a été tuée et trois autres blessées dans le sud-ouest de la Russie après des bombardements provenant d'Ukraine, a annoncé le gouverneur russe de la région touchée. Il a précisé que la situation était "la plus difficile" qu'ait connu sa région depuis que le président russe Vladimir Poutine a envoyé des troupes en Ukraine le 24 février.

Ce responsable a accusé l'Ukraine d'avoir visé le village de Solokhi, précisant qu'une maison avait été en partie détruite. En avril, il avait accusé des hélicoptères ukrainiens d'avoir attaqué un dépôt de carburant à Belgorod.

Plus de huit millions de déplacés

Plus de huit millions de personnes étaient déplacées à l'intérieur de l'Ukraine à la date du 3 mai, plus de deux mois après l'invasion du pays par la Russie, a annoncé mardi l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Au total, l'OIM estime que 13,686 millions de personnes ont été forcées de fuir leur lieu de résidence à cause de l'attaque ordonnée par Vladimir Poutine le 24 février, dont 8,029 millions sont allés s'installer ailleurs en Ukraine, le restant ayant fui le pays.

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