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Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du mardi 22 mars

La journée a notamment été marquée par l'annonce par Washington de nouvelles sanctions jeudi contre la Russie et le renforcement de celles qui existent déjà.

Article rédigé par franceinfo
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Un char ukrainien à Kiev (Ukraine), le 22 mars 2022. (FADEL SENNA / AFP)

Les Occidentaux vont annoncer jeudi "de nouvelles sanctions contre la Russie et renforcer" celles qui existent déjà, a annoncé la Maison Blanche, mardi 22 mars. Washington a assuré par ailleurs que les Etats-Unis n'avaient "pas vu la Chine fournir de l'équipement militaire à la Russie" depuis le récent échange du président Joe Biden avec son homologue chinois Xi Jinping, tout en assurant que Washington "continuait à surveiller" de telles potentielles actions de la part de Pékin. Franceinfo résume ce qu'il faut retenir des développements de la journée.

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TotalEnergies arrêtera l'achat de pétrole et de produits pétroliers russes d'ici la fin de l'année

Sous le feu des critiques, TotalEnergies a annoncé mardi cesser tout achat de pétrole ou de produits pétroliers russes d'ici à fin 2022. "Compte tenu de la dégradation de la situation en Ukraine et de l'existence de sources alternatives pour approvisionner l'Europe, TotalEnergies a décidé unilatéralement de ne plus conclure ou renouveler des contrats d'achat de pétrole et de produits pétroliers russes, afin de stopper tous ses achats de pétrole et de produits pétroliers russes dès que possible et au plus tard fin 2022", a assuré la société dans un communiqué (en anglais).

 26 000 Ukrainiens sont entrés en France

L'accueil des réfugiés fuyant la guerre en Ukraine s'organise sur le sol français. "A ce jour, 26 000" arrivées d'Ukrainiens "ont été recensées à l'entrée sur le territoire français depuis la fin du mois de février pour rejoindre de la famille, des amis ou pour se diriger vers d'autres pays", a déclaré mardi Jean Castex à l'issue d'une cellule interministérielle de crise au ministère de l'Intérieur. Dans le même temps, 10 500 autorisations provisoires de séjour ont été délivrées, a ajouté le Premier ministre. 

Alerte humanitaire à Marioupol

Marioupol, dans le sud de l'Ukraine, a été frappée mardi par deux "bombes superpuissantes", a affirmé la municipalité sans pouvoir donner de bilan. Quelque 200 000 civils sont toujours coincés dans la grande ville portuaire, où des chars russes sont entrés après des semaines de bombardements. La situation humanitaire y est "extrêmement grave", selon l'ONU, avec "une pénurie critique et potentiellement mortelle de nourriture, d'eau et de médicaments". Pour le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell, "ce qui se passe à Marioupol est un crime de guerre majeur".

Volodymyr Zelensky prêt à faire des concessions

Dans un entretien à plusieurs médias, le président ukrainien s'est déclaré prêt à tout pour "arrêter la guerre", même discuter avec son homologue russe Vladimir Poutine s'il accepte de négocier directement avec lui. Volodymyr Zelensky est disposé à discuter notamment de la Crimée et du Donbass. Il faudrait au préalable des "garanties de sécurité", a-t-il ajouté, prévenant que l'Ukraine serait "détruite" avant de se rendre. Le Kremlin a jugé de son côté mardi que les pourparlers en cours avec Kiev n'étaient pas assez "substantiels".

Au moins cinq morts dans une attaque près de Donetsk

Une attaque russe sur la ville d'Avdiivka, près de Donetsk (est de l'Ukraine), a fait au moins cinq morts et 19 blessés dans la soirée de lundi, a affirmé mardi Lioudmila Denissova, chargée des droits humains auprès du Parlement ukrainien. Selon cette même source sur Telegram, Avdiivka a été "la cible de tirs d'artillerie et de bombardements aériens [russes], détruisant complètement la ville"

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