Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du jeudi 11 août

Les bombardements aux abords de la centrale nucléaire de Zaporijjia inquiètent la communauté internationale.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
La centrale nucléaire dans la région de Zaporijjia (Ukraine), le 27 avril 2022. (ED JONES / AFP)

Il le dit et le répète, "l'heure est grave". Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a réclamé l'accès à la centrale nucléaire de Zaporijjia que Moscou et Kiev s'accusent mutuellement d'avoir bombardée, jeudi 11 août, devant le Conseil de sécurité de l'ONU réuni en urgence à cause des bombardements qui ont eu lieu ces derniers jours à proximité de la centrale. "L'AIEA doit être autorisée à mener sa mission à Zaporijjia aussi vite que possible", a déclaré Rafael Grossi.

Zelensky appelle "le monde entier" à "réagir"

Le président ukrainien a profité de son allocution vidéo quotidienne et des regards rivés sur la situation à Zaporijjia pour lancer un appel. "Le monde entier doit réagir immédiatement pour chasser les occupants de la centrale de Zaporijjia", a exhorté le chef d'Etat, avant d'ajouter : "Seul le retrait total des Russes (...) garantirait la sécurité nucléaire pour toute l'Europe".

La centrale nucléaire de Zaporijjia à nouveau bombardée 

Il faut dire que plus tôt dans la journée, de nouvelles frappes ont visé le périmètre de la plus grande centrale d'Europe. La Russie et l'Ukraine s'en renvoient la responsabilité. "Les militants (du président ukrainien Volodymyr) Zelensky ont à nouveau tiré", a déclaré sur Telegram Vladimir Rogov, membre de l'administration d'occupation installée par les Russes dans cette région du sud de l'Ukraine.

Côté ukrainien, l'opérateur de la centrale, Energoatom, a évoqué cinq frappes russes près d'un dépôt de substances radioactives. Cette centrale a déjà été visée par deux bombardements la semaine dernière, suscitant l'inquiétude de la communauté internationale.

La journaliste russe Marina Ovsiannikova assignée à résidence 

Connue pour avoir critiqué l'offensive en Ukraine en direct à la télévision, Marina Ovsiannikova a été assignée à résidence jeudi dans le cadre d'une affaire pénale, a annoncé un tribunal de Moscou. Arrêtée mercredi, accusée d'avoir "discrédité" l'armée, elle risque jusqu'à 10 ans de prison. Elle restera assignée à résidence jusqu'au 9 octobre.

La Russie, un "Etat soutenant le terrorisme", selon le Parlement letton

Le Parlement letton estime que les actes en Ukraine constituent un "génocide ciblé contre le peuple ukrainien". Cette déclaration du pays limitrophe à la Russie, publiée sur son site internet, a été immédiatement saluée par Kiev.

Dans ce texte, le Parlement "appelle les autres pays" partageant cette opinion "à l'exprimer". Par ailleurs, les parlementaires de Riga demandent aussi à l'Union européenne de cesser de délivrer des visas touristiques aux citoyens russes et biélorusses.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Guerre en Ukraine

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.