Témoignage En Ukraine, les victimes de la guerre du Donbass en 2014 craignent la montée des tensions : "Je ne veux pas revivre ça"

La montée des tensions entre séparatistes pro-russes et l’armée gouvernementale rappelle de très mauvais souvenirs aux Ukrainiens, comme Sacha, une infirmière, qui vit à proximité de la ligne de front.

Article rédigé par
Thibault Lefèvre et Jérémy Tuil - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un panneau d'avertissement de terrains minés sur ligne de front dans les faubourgs de Marioupol, à quelques kilomètres de la partie du Donbass contrôlée par les séparatistes pro-russes. (BENJAMIN ILLY / RADIO FRANCE)

Sacha est infirmière à Slaviansk, à une centaine de kilomètres de la ligne de front. Au printemps 2014, un bombardement détruisait en partie son village : "Les murs ont été abîmés et la moitié de la maison détruite, raconte l’infirmière. Il n’y avait plus de toit car un obus est tombé. C’était cruel.”

Les violences s’intensifient depuis le jeudi 17 février à l’est de l’Ukraine où, depuis huit ans, la guerre du Donbass ne s’est jamais vraiment arrêtée entre les séparatistes pro-russes d’un côté et l’armée ukrainienne de l’autre. Si Moscou dit avoir retiré ses troupes de la frontière ukrainienne mais les instances internationales ont de sérieux doutes. Les tensions entre la Russie et l'Ukraine réveillent des horreurs de la guerre de 2014.

>> DIRECT. Crise en Ukraine : des bombardements en cours dans l'est du pays

"Quand on a vécu une fois la guerre, on arrête d’avoir peur"

Sacha soupire : "Les balles sifflaient mais heureusement elles ne m’ont pas atteinte. En revanche, mon mari a été blessé. Il a été touché à un rein qui ne fonctionne plus." Avant de craquer : "C’est affreux. C’est une catastrophe. Je ne veux pas revivre ça" pleure Sacha, quand elle évoque la perspective d’une nouvelle guerre. 

“Moi, je n’ai aucun doute que ce sera encore plus intense qu’avant. Et nous ne serons sans doute plus là."

Sacha, infirmière à Slavansk

à franceinfo

Plutôt mourir que de quitter son village à moins de 5 km de Slaviantsk : “Niet, niet, niet", répond-elle car "quand on a vécu une fois la guerre, on arrête d’avoir peur…"

Le témoignage de Sacha qui craint la montée des tensions dans le Donbass - Un témoignage recueilli par Thibault Lefèvre
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