Steve Bray, l'homme qui braille "Stop Brexit !" devant Westminster depuis deux ans, est candidat aux législatives

Après avoir crié inlassablement son opposition au Brexit devant le Parlement britannique, Steve Bray veut désormais y entrer. Il se présente sous les couleurs du parti Libéral-démocrate.

Steve Bray, plus connu sous le sobriquet de \"monsieur Stop Brexit\", manifeste devant le Parlement à Londres, le 26 février 2019.
Steve Bray, plus connu sous le sobriquet de "monsieur Stop Brexit", manifeste devant le Parlement à Londres, le 26 février 2019. (MARIE-VIOLETTE BERNARD / FRANCEINFO)

Il va devoir troquer son célèbre chapeau bleu pour le dossard jaune des libéraux-démocrates. Après avoir crié inlassablement depuis deux ans son opposition au Brexit devant le Parlement britannique, Steve Bray veut désormais y entrer. Celui que la presse a surnommé "monsieur Stop Brexit" a en effet décidé de se présenter aux législatives du 12 décembre pour le parti Libéral-démocrate. 

Il représentera ce parti qui veut annuler la sortie de l'Union européenne dans la circonscription de Cynon Valley, dans le sud du pays de Galles, a annoncé mardi 12 novembre, sa dirigeante Jo Swinson qui voit en lui "un militant passionné." "Il est bien connu au sein des partisans du maintien dans l'Union européenne et je suis sûre qu'il apportera son énergie à la campagne", a-t-elle estimé. 

Tracts et bons mots devant Westminster

Chapeau bleu roi enfoncé sur la tête, un drapeau européen attaché sur les épaules en guise de cape, le Gallois de 59 ans manifestait devant le Parlement depuis septembre 2017, généralement pendant sept heures d'affilée, qu'il pleuve ou qu'il vente, parfois équipé d'un impressionnant mégaphone. Il distribuait tracts et bons mots dans l'espoir de persuader les députés d'arrêter le processus de sortie de l'Union européenne.

Celui qui votait auparavant travailliste (et confie avoir voté une fois conservateur) s'est dit conscient de la difficulté de remporter la circonscription de Cynon Valley, détenu par la députée travailliste Ann Clwyd et qui avait voté en majorité pour le Brexit en 2016.

Avec les élections du 12 décembre, le Premier ministre conservateur Boris Johnson espère avoir une majorité suffisante pour lui permettre de faire sortir son pays de l'Union européenne, mais ce pari reste très incertain.