Routiers bloqués au Royaume-Uni : "On a déjà fait passer un petit millier de camions", on en fera passer "près de 2 000 aujourd'hui"

Des milliers de chauffeurs se sont retrouvés bloqués lorsque la France, inquiète d'une nouvelle variante du coronavirus identifiée dans le sud-est de l'Angleterre, a fermé dimanche à minuit ses frontières aux arrivées du Royaume-Uni. Désormais, la circulation repart et la situation devrait être résolue très prochainement.

Article rédigé par
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Les camions de fret restent en file sur l'autoroute M20, en direction du sud du Royaume-Uni, le 24 décembre 2020. (JUSTIN TALLIS / AFP)

"Au moment où je vous parle, on a fait passer un petit millier de camions", depuis le Royaume-Uni vers la France, a indiqué vendredi 25 décembre sur franceinfo à 17h10 Jacques Gounon, président de Getlink, la société concessionnaire du tunnel sous la Manche, alors que des milliers de routiers français sont bloqués au port de Douvres depuis dimanche soir, après la découverte d'une nouvelle variante du coronavirus.

"Nos navettes tournent à plein régime, sans difficulté et la fluidité est totale sous le tunnel", explique Jacques Gounon avant d'ajouter : "On fera passer peut-être en effet près de 2 000 camions aujourd'hui. On aurait pu en faire passer beaucoup plus [mais] "il n'y a pas assez de tests pour les libérer".

En fait, clairement, ce qui bloque encore le retour des camionneurs, c'est le nombre insuffisant de tests

Jacques Gounon

franceinfo

"On a mis en place des moyens très importants, une centaine de volontaires pour assister nos clients", poursuit Jacques Gounon avant de préciser : "Le goulot d'étranglement, c'est clairement les tests effectués pour vérifier qu'il n'y a pas de cas positifs, ce qui ralentit l'arrivée des camions".

Sur place au Royaume-Uni, les militaires britanniques ont été appelés en renfort, alors que 10 000 tests ont été réalisés déjà à ce stade. Jacques Gounon, dit ne pas "mettre en doute les chiffres qui sont annoncés", mais le dispositif est complexe car "il faut bien évidemment que les camions récupèrent leur attestation et qu'ils puissent se présenter au tunnel. Ce que l'on observe, c'est bien sûr des trafics importants, mais qui ne sont pas très surprenants. On a l'habitude de tourner 24 heures sur 24. Je le confirme, il y a de la fluidité. Autrement dit, on pourrait accepter beaucoup plus de camions s'ils étaient libérés de leur zone de stockage", a-t-il insisté.

Une "logistique absolument considérable"

Pour le patron de la société concessionnaire du tunnel sous la Manche, cette "logique du test est parfaitement compréhensible. Je note que la France a envoyé des équipes, des quantités de tests. Maintenant, il faut bien voir que les camions sont, soit stockés sur un ancien aéroport à 30 km du tunnel, soit bloqués le long des routes et des autoroutes. On imagine qu'il faut pour les camions aller les uns derrière les autres pour faire les tests" et ensuite récupérer leurs résultats, "c'est une logistique absolument considérable" et "qui aurait pu être menée de façon plus intensive s'il y avait peut-être une meilleure coordination et une meilleure acceptabilité des Britanniques de recevoir des aides de la France".

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Brexit

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.