VIDEO. Avant le Brexit, le Royaume-Uni met en place une préférence nationale des travailleurs

Le gouvernement va obliger les entreprises à lister leurs travailleurs étrangers et souhaite aussi mieux filtrer les étudiants étrangers.

FRANCE 2

C'est l'une des premières annonces chocs de Theresa May, et pour les observateurs c'est le signe qu'elle dirige le pays vers un Brexit dur. Mercredi 5 octobre, The Times a barré sa Une de cette phrase inquiétante : "les entreprises vont devoir lister leurs travailleurs étrangers". Alors que l'immigration a été au cœur du référendum pour le Brexit, le gouvernement élabore un plan pour forcer les sociétés à embaucher plus de Britanniques. Le gouvernement annonce aussi vouloir mieux filtrer les étudiants étrangers.

La recherche impactée ?

La réaction des milieux économiques ne s'est pas fait attendre. Le Financial Times parle d'une attaque contre le commerce. Une organisation patronale, équivalent du Medef, est abasourdie. "Ces travailleurs étrangers contribuent à l'économie. Ils paient leurs impôts, participent à la création de richesses, le Royaume-Uni a besoin de leurs compétences", explique son directeur. Les scientifiques aussi s'inquiètent : pas moins de 13 prix Nobel britanniques avaient averti que le Brexit ferait dégringoler la recherche.

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La première ministre Theresa May lors d\'un discours à la British Academy de Londres, le 9 septembre 2016.
La première ministre Theresa May lors d'un discours à la British Academy de Londres, le 9 septembre 2016. (NICK ANSELL / AFP)