Licences de pêche post-Brexit : Paris menace de mesures de rétorsions dès le 2 novembre si le Royaume-Uni ne respecte pas ses engagements

"Il manque quasiment 50% des licences auxquelles nous avons droit. C'est une situation qui n'est pas acceptable et je le dis clairement, notre patience atteint ses limites", a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement.

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Un pêcheur sur son navire à Kirkwall (Royaume-Uni), le 6 septembre 2021. (ADRIAN DENNIS / AFP)

Le ton remonte d'un cran entre Paris et Londres. La France, en conflit avec le Royaume-Uni sur les licences de pêche post-Brexit, annoncera très prochainement des mesures de rétorsion. Et une partie de ces mesures entreront en vigueur dès mardi 2 novembre, sauf si le Royaume-Uni change de politique d'ici là, a annoncé, mercredi 27 octobre, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. "Ce que nous constatons aujourd'hui, c'est qu'il manque quasiment 50% des licences auxquelles nous avons droit. C'est une situation qui n'est pas acceptable et je le dis clairement, notre patience atteint ses limites", a-t-il déclaré.

Les premières de ces mesures à entrer en vigueur seront "des contrôles douaniers et sanitaires systématiques sur les produits débarqués (en France) et l'interdiction de débarquement de produits de la mer", "avec des contrôles sur les camions", a précisé Gabriel Attal. Il a également évoqué "une deuxième série de mesures", "avec notamment des mesures énergétiques qui ont trait à la fourniture d'électricité pour les îles anglo-normandes". Le détail doit être "communiqué dans les prochaines heures ou les prochains jours".

"Notre souhait, c'est tout simplement que l'accord qui a été conclu puisse être respecté", a affirmé Gabriel Attal, qui s'exprimait à l'issue du Conseil des ministres. Le porte-parole l'assure, la France ne "laissera pas la Grande-Bretagne s'essuyer les pieds sur l'accord Brexit".

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