José Manuel Barroso recruté par Goldman Sachs : un choix polémique

Quelques semaines après le Brexit, en pleine crise européenne, l'ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso a décidé de rejoindre la banque d'affaires américaine. Un choix qui fait polémique.

France 2

Ce jour-là, il venait d'être réélu à la tête de la Commission européenne, il y est resté dix ans. La banque d'affaires Goldman Sachs vient d'embaucher un très beau CV et de créer une polémique. José Manuel Barroso, à la tête de l'exécutif européen, s'est créé un carnet d'adresses impressionnant. Ses interlocuteurs : Angela Merkel, François Hollande, Nicolas Sarkozy ou Barack Obama. Pour le journaliste spécialiste des questions européennes, Jean Quatremer, José Manuel Barroso vient vendre son réseau de relations.

Recruter des hauts fonctionnaires pour prospérer

"Il a des relais. Quand pendant dix ans vous avez été au sein de la Commission, vous avez nommé des chefs d'unité, des directeurs généraux. Il connaît tout le monde", assure le journaliste de Libération. La très discrète Goldman Sachs n'affiche aucun logo sur sa façade. C'est l'une des banques d'affaires les plus puissantes du monde. Recruter de hauts fonctionnaires pour prospérer est un mode de fonctionnement classique aux États-Unis, pas en Europe. Les réactions ont été immédiates et  toutes très dures. À commencer par Matthias Fekl, secrétaire d'État en charge du commerce extérieur, qui estime dans un tweet que José Manuel Barroso est "un représentant indécent d'une vieille Europe que notre génération va changer". José Manuel Barroso n'avait qu'une obligation : attendre un délai de deux ans, qu'il a strictement respecté.

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Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, pendant une conférence de presse, le 3 juillet 2013, à Berlin (Allemagne).
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, pendant une conférence de presse, le 3 juillet 2013, à Berlin (Allemagne). (JOHANNES EISELE / AFP)