VIDEO. Catastrophe ferroviaire en Espagne : le conducteur du train au cœur de l'enquête

Un excès de vitesse est l'hypothèse privilégiée pour expliquer le déraillement du train, mercredi soir.

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L'un des deux conducteurs du train espagnol qui a déraillé mercredi soir près de Saint-Jacques-de-Compostelle, dans le nord-ouest de l'Espagne, a été placé en détention à l'hôpital, jeudi 25 juillet. L'homme est au centre des deux enquêtes, judiciaire et administrative, qui ont été ouvertes. Car dès mercredi soir, peu après le déraillement, l'hypothèse d'une vitesse excessive, sur un tronçon de voie limité à 80 km/h, a pris corps.

"J'espère qu'il n'y aura pas de morts parce que je les aurai sur la conscience", a lancé cet homme, selon le quotidien El Pais, mercredi dans une communication radio avec la gare, juste après le déraillement. Un peu plus tôt, il aurait reconnu avoir abordé le dangereux virage à 190 km/h. Le secrétaire d'Etat aux Transports, Rafael Catala, a presque confirmé cette hypothèse. La tragédie "paraît liée à un excès de vitesse", a-t-il affirmé sur la radio Cadena Ser.

Sur son compte Facebook (désormais supprimé), le conducteur avait posté en mars 2012 la photo d'un compteur de train, dont l'aiguille indiquait 200 km/h. "Je suis à la limite, je ne peux pas aller plus vite, sinon j’ai une amende", avait-il commenté, avant de plaisanter : "Quel pied ce serait de faire la course avec la Guardia civil", la police espagnole.

Le déraillement d\'un train qui a fait 80 morts, le 24 juillet 2013, près de Saint-Jacques-de-Compostelle, dans le nord-ouest de l\'Espagne, filmé par une caméra de surveillance.
Le déraillement d'un train qui a fait 80 morts, le 24 juillet 2013, près de Saint-Jacques-de-Compostelle, dans le nord-ouest de l'Espagne, filmé par une caméra de surveillance. (AFP)