À la Sorbonne, un hommage aux compositeurs juifs déportés

La Garde républicaine a interprété, samedi, des compositions de musiciens juifs déportés dans le camp de concentration de Terezin (République tchèque). L'occasion de revenir sur cette histoire tragique, dans le Soir 3.

C'est une musique vibrante, expressive et où les sentiments sont exacerbés. Cette musique complexe a été écrite par un compositeur juif, gazé à Auschwitz en 1944. Mais c'est dans le ghetto de Terezin, près de Prague, que lui est venue l'idée de composer cette musique. Un camp pas comme les autres, puisqu'à partir de 1941, de nombreux intellectuels juifs, dont de nombreux musiciens, y sont internés et décident de continuer à jouer et composer.

Propagande nazie et "musique de révolté"

"Il y avait une pratique, au départ clandestine, puis réprimée par les autorités du camp", explique Amaury du Closel, chef d'orchestre. Auteur de "Les voix oubliées du IIIe Reich", il évoque qu'au fur et à mesure, les nazis ont autorisé cette pratique culturelle dans un but de propagande. Pour les Juifs, les compositions de Terezin permettent d'honorer la mémoire des disparus. "C'est une musique de révolté", détaille l'écrivain Marek Halter.

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