Vidéo Covid-19 : Clément Beaune "ne souhaite pas que l'Allemagne ferme complètement la frontière" avec la France

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Clément Beaune souhaite "une concertation" et "éviter une fermeture de frontières" avec l'Allemagne, qui a laissé entendre qu'elle pourrait fermer ses frontières avec la France au vu de la situation sanitaire en Moselle.

"Je ne souhaite pas que l'Allemagne ferme complètement la frontière" avec la France, a déclaré Clément Beaune, secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes, lundi 15 février sur franceinfo. L'Allemagne a fermé en partie ses frontières avec la République tchèque et l’Autriche pour contenir la diffusion des variants du coronavirus. Le gouvernement allemand a laissé entendre qu'il pourrait faire de même avec la France dans les prochains jours, notamment au vu de la situation sanitaire en Moselle.

"Je souhaite qu'on n'en vienne pas à ce genre de mesures, les autorités allemandes l'ont dit elles-mêmes : elles ne l'ont pas souhaité, c'est un dernier recours, provisoire, le plus court possible", affirme Clément Beaune.

Des décisions en concertation

"Je ne crois pas qu'il y ait eu un débat avec la Commission européenne, et d'ailleurs la Commission européenne a rappelé, car nous avons passé un certain temps à coordonner nos mesures européennes, pour définir des règles communes, un cadre, que cela n'était pas conforme au cadre européen. Il y a eu un échange hier entre la commissaire européenne concernée et le ministre de l'Intérieur allemand pour s'en expliquer", affirme le secrétaire d'Etat.

"On fera tout en discussion", a-t-il promis avant des échanges lundi matin avec les trois ministres-présidents des régions frontalières avec la France, "pour qu'il n'y ait aucune décision qui ne soit pas coordonnée, pour qu'il n'y ait pas de mauvaise surprise".

Clément Beaune souhaite "une concertation" et "éviter une fermeture de frontières". "Si l'Allemagne devait restreindre encore la circulation, je souhaiterais que l'on définisse ensemble les exceptions les plus larges possible. Nous avons deux préoccupations majeures : le transport routier et les travailleurs frontaliers. Pour ces personnes-là, c'est une question de capacité à travailler et à mener leur vie", dit-il encore.

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