Elections en Allemagne : de jeunes Berlinois satisfaits de voir les Verts en position de "faiseurs de roi"

Arrivés à la troisième place du scrutin, les Verts, tout comme les libéraux du FDP peuvent espérer peser dans la composition de la future coalition. Cette position donne le sourire aux jeunes électeurs berlinois, nombreux derrière les écologistes.

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Annalena Baerbock, candidate à la chancellerie et présidente fédérale de Bündnis 90/Die Grünen, et Robert Habeck, président fédéral, sur la scène du parti électoral de Bündnis 90/Die Grünen. Le 26 septembre 2021. (KAY NIETFELD / DPA)

"Je suis super contente que les Verts soient redevenus si forts", s'enthousiasme à Berlin, lundi 27 septembre, Joanna. Cette étudiante de 19 ans aurait rêvé qu'Annalena Baerbock (co-présidente de l'Alliance 90/Les Verts en Allemagne) devienne chancelière. Mais elle se satisfait du résultat puisque le score est historiquement élevé pour des élections législatives : cinq points de plus qu'en 2017. "C'est une chance de mettre en avant des sujets comme la lutte contre le réchauffement climatique, reprend Johana. "Si on continue à ne rien faire comme ces dernières années, ça va devenir encore pire."

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Arrivés à la troisième place du scrutin allemand, les Verts - comme les libéraux du FDP - apparaissent comme les "faiseurs de roi" de ce scrutin. Le parti écologiste d’Annalena Baerbock recueille presque 15% des suffrages. C'est trop peu pour prendre la chancellerie mais suffisant pour compter dans les débats sur la future coalition. Reste à savoir avec quel parti. Une position qui ravit les jeunes électeurs berlinois, nombreux derrière le parti Vert.

Pour Georg, 22 ans, qui développe des applications, la réponse est évidente : "Chez les jeunes, la CDU n'a vraiment pas bonne réputation parce que le parti ne se préoccupe pas de la jeunesse."

"Les Verts sont beaucoup plus proches du SPD avec des thèmes en commun comme la justice sociale mais surtout le climat."

Georg, 22 ans

à franceinfo

Dans cette future coalition que formerait le SPD et qui est en train d'être discutée, négociée, débattue, les libéraux du FDP pourraient être la troisième force, à condition qu'ils s'entendent avec les Verts et ce n'est pas si évident selon Micko : "C'est très compliqué parce que les Verts veulent assouplir le frein à la dette pour pouvoir faire des investissements dans l'industrie verte, ce que ne veut pas le FDP. Le FDP veut diminuer les impôts et permettre aux plus riches de s'en mettre encore plus dans les poches. Je pense donc que ce sera difficile pour les deux camps de se mettre d'accord."

Une coalition avant Noël ? 

Ces nombreux points de désaccord risquent de faire traîner les négociations. De son côté, Insa a elle aussi voté pour les Verts. Ce qu'elle redoute, c'est revivre le scenario de 2017 quand il avait fallu près de six mois pour former une coalition : "Ça avait duré longtemps et ça avait bloqué les dossiers en cours, note la jeune femme. Le pays était paralysé. Espérons qu'ils parviendront à se mettre d'accord rapidement car il y a des dossiers importants et urgents comme le système de retraite, la santé et bien sûr la question climatique."

Cette fois, SPD et CDU se sont fixé un objectif et ont fait une promesse : aboutir à une coalition avant Noël.

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