Au cinquième jour de négociations, les dirigeants de l'Union européenne s'accordent sur un plan de relance de 750 milliards d'euros

Les 27 pays membres de l'Union européenne ont validé le principe d'un fonds de relance qui se compose notamment de 390 milliards de subventions.

Emmanuel Macron et Angela Merkel, lors d\'un sommet européenn à Bruxelles, le 20 juillet 2020.
Emmanuel Macron et Angela Merkel, lors d'un sommet européenn à Bruxelles, le 20 juillet 2020. (JOHN THYS / POOL)

Ils sont enfin parvenus à s'entendre. Les dirigeants des 27 pays de l'Union européenne ont trouvé un accord sur un plan de relance post-coronavirus de 750 milliards d'euros, mardi 21 juillet, au cinquième jour d'un sommet marathon à Bruxelles. Le président du Conseil européen, Charles Michel, a annoncé la conslusion de cet accord d'un simple mot posté sur Twitter, au petit matin.

C'est "un jour historique pour l'Europe", s'est félicité Emmanuel Macron sur le réseau social dans la foulée.

Objet d'une bataille acharnée entre les pays "frugaux" et le couple franco-allemand, ce plan de relance crée pour la première fois une dette commune et s'adosse à un budget pluriannuel de l'UE (2021-2027) de 1 074 milliards d'euros. Il se compose en partie de 390 milliards de subventions, qui seront allouées aux Etats les plus frappés par la pandémie. Ce sera la dette commune à rembourser par les 27. Outre ces subventions, 360 milliards d'euros seront disponibles pour des prêts, remboursables par chaque pays bénéficiaire.

Des gages accordés aux pays "frugaux"

A plusieurs reprises, les pays "frugaux", taxés par certains de "radins", ont menacé de faire capoter ce plan massif de soutien à l'économie, qui profiterait avant tout aux pays du Sud comme l'Italie et l'Espagne. Ces pays les plus touchés par l'épidémie sont aussi jugés trop laxistes en matière budgétaire par leurs partenaires du Nord.

Pour vaincre leurs réticences, le président du Conseil européen, Charles Michel, a dû revoir sa proposition initiale et leur fournir des gages. Notamment en révisant à la baisse les 500 milliards de subventions prévues au départ et défendues par Berlin et Paris. Mais aussi en augmentant de façon substantielle des rabais accordés à ces pays sur leur contribution au budget de l'UE. Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, le plus difficile à convaincre, avait reconnu que des progrès avaient été faits en sa direction.