22 juillet 2011, 15h26, une explosion retentit à Oslo…

Il y a un an, la Norvège était frappée par deux attaques meurtrières perpétrées par Anders Behring Breivik. FTVi retrace les événements, de la première explosion dans le centre d'Oslo aux commémorations.

Il y a un an, la Norvège était frappée par un attentat dans la capitale, Oslo, et par une tuerie sur l'île d'Utoya. Soixante-dix-sept personnes ont été tuées par les balles et les explosifs d'Anders Behring Breivik, un extrémiste de droite de 32 ans qui avait passé des années à mûrir ce massacre. FTVi retrace les événements, des attaques aux commémorations qui ont lieu dimanche 22 juillet.

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Le vendredi 22 juillet 2011 à 15h26, une voiture piégée explose dans le quartier gouvernemental de Regjeringskvartalet, à Oslo, en Norvège. Huit personnes sont tuées et plusieurs autres blessées.  THOMAS WINJE OEIJORD / AFP
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L'explosion a touché plusieurs bâtiments officiels, dont le bureau du Premier ministre norvégien, absent au moment de l'attaque. Sur la photo, on voit une salle de réunion du ministère de la Justice. JUNGE HEIKO / AFP
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Deux heures après l'explosion, alors que l'attention du pays est rivée sur les événements de la capitale, un homme armé d'un fusil automatique et déguisé en policier ouvre le feu dans un camp de jeunes organisé par la Ligue des jeunes travaillistes norvégiens, sur l'île d'Utoya. JON BREDO OVERAAS / AFP
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Soixante-neuf personnes sont tuées. La plupart était des adolescents. SVEIN GUSTAV WILHELMSEN / AFP
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Andrine Johansen, 17 ans, une survivante, témoigne : "Je l'ai vu exécuter tous mes amis." Elle voit aussi l'assassin achever les blessés à terre, rire au milieu du carnage, tirer sur les personnes qui essayent de s'enfuir à la nage. BERIT ROALD / AFP
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Trois mois plus tard, un photographe prend des clichés des impacts de balles dans la cafétéria où des meurtres ont eu lieu. REUTERS
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C'est une tragédie nationale : en un jour, le nombre de morts représente trois fois le nombre annuel moyen de meurtres dans le pays. TORE MEEK / AFP
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Le 24 juillet - deux jours plus tard -, la Norvège rend un hommage national aux 77 victimes. Sur la photo : la sortie d'une messe solennelle célébrée à la cathédrale d'Oslo. JAN JOHANNESSEN / AFP
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Rapidement, la photo de profil Facebook du coupable fait le tour du monde. Son nom est Anders Behring Breivik. Il s'est rendu sans difficulté à la police et a avoué ses dizaines de meurtres. PHOTO DE PROFIL FACEBOOK
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Le 25 juillet 2011, trois jours après le massacre, la justice norvégienne décide son maintien en prison. Des mois auparavant, il avait mis en ligne un manifeste de 1 518 pages. Toute la préparation de ses crimes y est détaillée. Il explique aussi la raison de ses actes : "le multiculturalisme". Il veut punir les "marxistes culturels" qui ont laissé l'Europe "se faire coloniser" par l'islam. JON-ARE BERG-JACOBSEN / AFP
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Pendant deux ans, Breivik s'était isolé en créant une ferme biologique à Rena, dans le nord de la Norvège. CATHAL MCNAUGHTON / REUTERS
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Moins d'un an après les crimes de Breivik, son procès s'ouvre pour une durée exceptionnelle de dix semaines, le lundi 16 avril 2012 au tribunal d'Oslo. LISE ASERUD / AFP
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A peine arrivé dans la salle d'audience, Anders Breivik se frappe le cœur et lève le poing en direction de la cour et de la salle remplie de familles de victimes, de survivants et de journalistes. Un geste provocateur et indécent qui est interprété comme un signe d'extrême droite. CORTESÍA / AFP
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"Je reconnais les faits, mais pas ma culpabilité au sens pénal, et j'ai agi en état de légitime défense, déclare-t-il devant la cour. C'est une attaque préventive contre des traîtres à la patrie." Anders Breivik ne montre aucun remords. Lors des audiences, il sourit à plusieurs reprises. ROALD BERIT / AFP
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Et pleure lors du visionnage du film qu'il a réalisé et diffusé sur internet le jour des attaques. HEIKO JUNGE / AFP
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Avant même le procès, les psychiatres ne parviennent pas à se mettre d'accord sur la responsabilité pénale de Breivik. Auteur de la contre-expertise, le psychiatre Terje Toerrisen assure que l'accusé ne souffre pas de psychose et est donc pénalement responsable. Une évaluation qui va à l'encontre des résultats de la première expertise et des réquisitions du parquet. Le 21 juin, ce dernier demande l'internement psychiatrique. HEIKO JUNG / AFP
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Le verdict est attendu pour le 24 août. Mais ce dimanche 22 juillet, de nombreuses cérémonies de commémoration auront lieu d'un bout à l'autre de la Norvège, comme ici à Oslo, où un mémorial aux victimes a été installé en août 2011. ODD ANDERSEN / AFP
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Cette année, le camp d'été sur l'île d'Utoya n'aura pas lieu. C'était jusqu'ici une tradition pour les travaillistes norvégiens : à l'instar de l'actuel Premier ministre, Jens Stoltenberg, des générations de jeunes sociaux-démocrates sont passées par là. TERJE BENDIKSBY / AFP