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Attentats en Catalogne : la cellule jihadiste préparait du TATP, un explosif utilisé par Daech à Paris et Bruxelles

Des ingrédients entrant dans la composition de cet explosif ont été retrouvés par les enquêteurs dans les décombres de la maison qui a explosé mercredi dernier à Alcanar.

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France Télévisions
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La maison d'Alcanar (Catalogne, Espagne) soufflée par l'explosion, le 17 août 2017. (SOFIA CABANES / DPA)

Ils fomentaient des attentats de plus grande ampleur. Les membres de la cellule jihadiste responsable des attentats en Catalogne, préparaient une bombe meurtrière à base de TATP, révèlent les indices collectés par la police au cours de l'enquête

L'ordonnance du juge madrilène, qui a inculpé mardi 22 août deux des quatre suspects encore en vie d'"assassinats terroristes" et de "possession d'explosifs", a permis d'en savoir plus sur la manière dont leur cellule jihadiste s'est préparée en vue des attentats.

500 litres d'acétone retrouvés

Selon les enquêteurs, les suspects fabriquaient du "peroxyde d'acétone, alias TATP", prisé par l'organisation Etat islamique (EI) qui l'a utilisé lors des attentats de Paris et Bruxelles. Des ingrédients entrant dans la composition de cet explosif ont été retrouvés par les enquêteurs dans le laboratoire des suspects, dans les décombres d'une maison qui a explosé mercredi 16 août à Alcanar, à 200 km au sud de Barcelone. 

Les 1er et 2 août 2017, les suspects ont acheté au moins 500 litres d'acétone, le principal composant du TATP. Cet explosif artisanal, surnommé "mère de Satan" par l'EI, possède un redoutable pouvoir détonant et peut s'élaborer à partir d'ingrédients que l'on trouve dans le commerce. 

La partie la plus délicate de sa fabrication est l'ajout d'acide au mélange d'acétone et d'eau oxygénée, qui dégage de la chaleur et peut s'enflammer. Selon l'ordonnance du juge, c'est en manipulant ces ingrédients que les terroristes ont provoqué l'explosion, tuant deux d'entre eux et en blessant un troisième, dont le témoignage a permis de reconstituer leur projet.

Par ailleurs, les enquêteurs ont mis la main sur 120 bonbonnes de butane, "500 litres d'acétone, de l'eau oxygénée, du bicarbonate, une grande quantité de clous qui devaient être utilisés comme mitraille et des détonateurs pour déclencher l'explosion". 

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