Glyphosate : la promesse oubliée

La France doit-elle inscrire dans la loi l'interdiction du glyphosate ? Si des députés y sont favorables, le ministère de l'Agriculture fait de la résistance. 

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France 3

Faut-il inscrire dans la loi l'interdiction du glyphosate d'ici trois ans ? C'est une des questions qui fâchent lors du débat sur la loi Agriculture et alimentation. En novembre dernier, le chef de l'État s'était engagé pour l'interdiction : "J'ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l'utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans." Mais s'il l'a écrit dans un twwet, il n'a jamais proposé de l'inscrire dans une loi.

L'accusation de Delphine Batho

Aujourd'hui, c'est l'objectif d'une cinquantaine de députés de la République en marche qui ont déposé un amendement dans ce sens. Le sujet est explosif : hier soir, Delphine Batho a même accusé les lobbys de l'agrochimie d'avoir espionné le travail des parlementaires pour torpiller son amendement sur le glyphosate. Pour le gouvernement, pas question d'inscrire dans cette loi une quelconque référence au glyphosate. Nicolas Hulot lui-même pense que la parole du président de la République suffit : "Pour moi, ce qui est important, j'en ai discuté avec le président de la République hier, n'est pas remis en cause une seule seconde : l'objectif de faire ne sorte que la France, dans maintenant moins de trois ans, on cesse l'utilisation du glyphosate", explique-t-il. Le débat n'est toutefois pas clos : l'amendement sur le glyphosate sera bien discuté en séance d'ici la fin de la semaine.

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Des flacons de glyphosate dans un magasin de jardinage à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 28 novembre 2017. 
Des flacons de glyphosate dans un magasin de jardinage à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 28 novembre 2017.  (DENIS THAUST / CROWDSPARK / AFP)