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Les cinq mesures antipollution que va adopter la ville de Paris

Deux mois après le pic de pollution qui a marqué la campagne municipale, la municipalité présente cinq mesures pour améliorer la qualité de l'air.

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France Télévisions
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Vue de Paris le 27 mars 2014, lors de l'épisode de pollution aux particules fines. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Elle s'était invitée dans la campagne municipale à Paris. Deux mois plus tard, la pollution de l'air est l'objet d'un plan présenté au Conseil de Paris. L'adjoint d'Anne Hidalgo aux Transports, l'écologiste Christophe Najdovski (tête de liste EELV aux municipales), défendra la semaine prochaine son plan antipollution, révèle vendredi 9 mai Le Parisien (article payant), qui dévoile cinq mesures clés.

1Inciter les Parisiens à délaisser leur voiture

A Paris, la gratuité du stationnement résidentiel est décrétée lorsque le seuil d'alerte est atteint (soit 80 microgrammes de particules fines par mètre cube). Christophe Najdovski veut "monter d'un cran les réponses de la ville de Paris". Ainsi, la gratuité du stationnement sera décidée lorsque le seuil d'information (50 µg/m3) sera dépassé. A partir du deuxième jour à ce niveau de pollution, les Vélib' et les Autolib' seront gratuits. 

2Demander à l'Etat de recourir à la circulation alternée

La ville de Paris souhaiterait que la circulation alternée des véhicules soit décidée plus fréquemment, dès que le seuil d'alerte est susceptible d'être dépassé. Et non pas avec une semaine de retard, comme ce fut le cas lors de l'épisode de pollution du mois de mars. Problème : une telle décision n'est pas du ressort de la ville, mais de l'Etat. Dans tous les cas, elle entraîne automatiquement la gratuité des transports publics, une mesure qui coûte 3 à 4 millions d'euros par jour à l'échelle de la région.

3Bannir les bus au gazole

La municipalité va officiellement demander à la RATP d'accélérer son programme de remplacement des bus au diesel. Actuellement, celui-ci prévoit une sortie totale du diesel en 2025. Trop tard pour Christophe Najdovski, qui souhaite voir cette échéance avancée à 2020. De son côté, la mairie s'engage à abandonner ses voitures au diesel dès cette année (sauf pour les utilitaires).

4S'attaquer au diesel

Une fois le gazole banni des bus, la ville de Paris voudrait inciter les professionnels à abandonner leur véhicule au diesel, moyennant une aide financière. Les particuliers qui abandonneraient ce carburant se verraient, eux, proposer un an de transports en commun gratuits.

5Créer une zone de basse émission

Depuis 2010, la loi permet de créer des zones d'actions prioritaires pour l'air (Zapa) dans lesquelles la circulation des véhicules les plus polluants peut être limitée ou interdite. Sans plus de précisions, la municipalité assure qu'elle va "relancer le dossier", qui avait connu un coup d'arrêt en 2011.

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