Un robot-chien déployé sur le futur site d’enfouissement de déchets radioactifs de Bure

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Robot Chien Bure
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France Télévisions

Il s’appelle SCAR, un robot-chien doté d’une intelligence artificielle qui inspecte et scanne les galeries du laboratoire souterrain de l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs à Bure, dans la Meuse. Un robot utilisé pour le moment pour former les élèves ingénieurs de l’école des Mines de Nancy. #IlsOntLaSolution

C’est un drôle d’animal qui se promène dans les galeries du laboratoire souterrain de Bure. Un robot-chien qui inspecte et scanne son environnement, et portant sur son dos pas moins de 12 kilos de matériel ultrasophistiqué. Une expérimentation en conditions réelles qui participent à la formation des élèves ingénieurs de l’école des Mines de Nancy. Pour cette démonstration devant la presse, SCAR est commandé par un opérateur, mais à terme, il sera totalement autonome dans ses missions en milieu complexe. Le tout, grâce à une bonne dose d’intelligence artificielle comme l’explique Pascal Vaxivière, professeur et responsable du TechLab de Mines Nancy : "Soit il est guidé par des sortes de codes-barres ou des QR codes au mur, soit il est guidé par un apprentissage. Il a appris son cheminement et il est capable de le suivre. Sachant que malgré tout, son intelligence va lui permettre d’éviter un obstacle (…) S’il y a quelqu’un devant lui, il va l’éviter et reprendre sa trajectoire pour effectuer sa mission".  

Une mission pour le moment uniquement axée sur la formation des futurs ingénieurs. Objectif : les mettre en face de problématiques réelles selon Céline Righini-Waz, ingénieure géologue à l'Andra, l’Agence nationale en charge de la gestion des déchets radioactifs, qui pilote le futur site d’enfouissement de Bure. "Avec le laboratoire souterrain, on a plein de cas d’école, de cas pratiques, que l’on peut proposer à l’école des Mines et les élèves et leurs professeurs viennent ici pour tester leurs robots", explique l'ingénieure.

Dix projets sur l'intelligence artificielle 

Pour l’école, c’est un moyen très concret de travailler sur l’intelligence artificielle et le projet a tout de suite séduit de nombreux futurs ingénieurs, comme le confirme Laurent Ciarletta, enseignant-chercheur à l’école des Mines de Nancy : "Dès le début, on a eu des élèves enthousiasmés par ces projets-là. Ce n’est pas hors-sol, c’est vraiment quelque chose où ils vont pouvoir aller au bout des expériences. Toutes les semaines, on a des élèves qui travaillent sur les robots, à préparer leurs déplacements. Pour eux, c’est très motivant parce que ça leur permet de mettre en œuvre leur intelligence, leur originalité, leur créativité, mais en même temps, il faut que ça fonctionne parce qu’ici, ça ne rigole pas, c’est un environnement industriel et professionnel".

Dans les cinq ans à venir, une dizaine de projets sur l’intelligence artificielle vont ainsi être menés entre Mines-Nancy et l’Andra. SCAR, lui, va poursuivre son apprentissage dans les galeries du labo souterrain. Prochaine étape : il sera bientôt capable de reconnaître les mouvements des personnes et d'obéir aux gestes, avant peut-être de surveiller seul ses immenses galeries.      

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