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Les fortes chaleurs de l'été 2022 ont causé plus de 61 000 morts en Europe, dont près de 5 000 en France, selon une étude

L'été 2022 a été le plus chaud jamais observé à travers l'Europe, avec des vagues de chaleur intenses.
Article rédigé par franceinfo
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Le thermomètre d'une pharmacie affichant 40°C à Ajaccio (Corse-du-Sud), le 21 juin 2023. (ALEXANDRA PADOVANI / HANS LUCAS / AFP)

Des températures en hausse, aux conséquences mortelles pour les plus fragiles. L'été 2022, le plus chaud jamais enregistré en Europe, avec ses vagues de chaleur intenses, a entraîné la mort de 61 672 personnes sur l'ensemble du Vieux Continent entre le 30 mai et le 4 septembre. C'est ce que révèle une étude réalisée par des chercheurs de l'Inserm et de l'Institut de santé globale de Barcelone, publiée lundi 10 juillet dans la revue Nature Medicine.

Bien que la surmortalité pendant les périodes de fortes températures ait déjà été documentée, c'est la première fois qu'elle est aussi précisément quantifiée à l'échelle européenne, insiste l'Inserm. Pour ce faire, les chercheurs se sont basés sur les relevés de températures et de mortalité dans 823 régions de 35 pays européens (543 millions de personnes) entre 2015 à 2022. Avec 4 807 décès attribuables à la chaleur, la France est le quatrième pays européen le plus touché par ces fortes températures estivales, après l'Italie (18 010), l'Espagne (11 324) et l'Allemagne (8 173).

Les femmes globalement plus exposées

Les auteurs de l'étude ont relevé qu'en 2022, "les températures étaient supérieures à la moyenne durant toutes les semaines de la période estivale". Ils ont d'ailleurs identifié une semaine en particulier, celle du 18 au 24 juillet. En sept jours seulement, une vague de chaleur particulièrement intense a parcouru le continent et conduit à "un total de 11 637 décès attribués à l'excès de chaleur", selon l'Inserm. 

Cette étude a également analysé le nombre de décès imputables aux fortes températures en fonction de l'âge et du sexe. Elle révèle que cette mortalité prématurée était 63% plus élevée chez les femmes que chez les hommes dans l'ensemble de la population (toutes classes d'âge confondues). Les auteurs notent toutefois que, pour les moins de 65 ans, le taux de mortalité des hommes est 41% plus élevé que celui des femmes. Et, entre 65 et 79 ans, il est 13% plus important.

"A l'échelle de l'Europe (...) la grande majorité des décès se concentre dans la tranche d'âge des 80 ans et plus", notent les chercheurs. "Ces résultats suggèrent que les stratégies d'adaptation à la canicule dont nous disposons aujourd'hui pourraient encore être insuffisantes", conclut l'Inserm.

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