Écologie : Christophe Béchu ne souhaite ni "criminaliser" la contestation, ni "excuser" les violences lors des manifestations

Selon Christophe Béchu, on "ne doit pas excuser du bout des lèvres" la violence des manifestants, "ni lui trouver une justification". "Ce n'est pas compatible avec un engagement républicain ou démocratique".
Article rédigé par France Info
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Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires, sur le perron de l'Elysée, le 19 avril 2023. (BERTRAND GUAY / AFP)

"Je ne suis pas pour qu'on criminalise ni la contestation, ni l'action écologique, mais on ne peut pas avoir la moindre complaisance avec la violence [des manifestants]", estime Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires, mardi 25 avril sur France Culture. Il répondait notamment aux accusations de Noël Mamère, ex-député EELV, qui dénonçait lundi dans une tribune au journal Le Monde "la volonté de ce gouvernement de criminaliser des milliers d’écologistes", après les affrontements à Sainte-Soline dans les Deux-Sèvres.

Une tribune que Christophe Béchu estime "outrancière". Le ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires appelle à avoir "le courage de la nuance". Selon lui, on "ne doit pas excuser du bout des lèvres" la violence des manifestants, "ni lui trouver une justification". "Ce n'est pas compatible avec un engagement républicain ou démocratique".

On ne "peut pas contester l'idée de contestation"

Egalement interrogé sur le projet contesté d'autoroute A69 qui doit relier Toulouse à Castres, Christophe Béchu reconnaît qu'on "ne peut pas contester l'idée de contestation". Le week-end dernier, plus d'un millier d'opposants se sont réunis à Saïx, dans le Tarn, pour dénoncer ce projet qui, selon eux, "réunit tout ce qu'il ne faut pas faire". Le ministre assure "ne pas mettre en doute la sincérité de ceux qui contestent" et ce "quel que soit le dossier dont on parle" mais il considère que dans la sphère publique "il faut une instance d'arbitrage", à savoir "la justice".

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"Je ne suis pas un spécialiste de ce tronçon d'autoroute mais l'utilité publique a été déclarée car il s'agit du seul territoire de plus de 100 000 habitants qui n'est pas relié par une deux fois deux voies à Toulouse", explique Christophe Béchu. Il rappelle que le projet est "massivement" soutenu par une partie de la population. "Je sais aussi que l'avenir n'est pas d'aller construire des autoroutes et des routes", nuance le ministre. "Le gouvernement est train d'intensifier ses investissements dans le ferroviaire, dans les transports décarbonés au sens large, et de diminuer son soutien à des projets routiers", indique Christophe Béchu.

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